2 min de lecture Justice

Abdelkader Merah clame une dernière fois son innocence

RÉCIT - Accusé de complicité des assassinats terroristes de son frère Mohamed, Abdelkader Merah n'a prononcé qu'une seule phrase avant le délibéré de la cour d'assises spéciale qui rend son verdict le 2 novembre.

RTL Midi -  Christelle Rebière RTL Midi Christelle Rebière iTunes RSS
>
Abdelkader Merah "n'a pas eu un mot pour les victimes", se désole Latifa Ibn Ziaten Crédit Image : Benoit PEYRUCQ / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert | Durée : | Date : La page de l'émission
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

C'était le moment de la dernière chance. Cette dernière prise de parole pour convaincre la cour d'assises dans ce procès hors-normes qui aura duré 5 semaines. Abdelkader Merah est accusé de complicité dans les assassinats terroristes perpétrés par son frère Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en mars 2012 (faisant sept victimes et plusieurs blessés). Il risque la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.

L'accusé s'est levé jeudi 2 novembre matin dans le box pour prononcer ses derniers mots en direction des magistrats de cette cour d'assises spéciale : "Je dis ce que je redis, je n'ai rien à voir avec les assassinats commis par mon frère". "C'est pas vrai !", lance une voix dans les rangs des familles des victimes. "C'est tout ce que vous avez à dire ?", s'étonne, quant à lui, le président de la cour, Franck Zientara, avant de faire évacuer les accusés et partir délibérer avant de rendre son verdict attendu dans la journée.

Je dis ce que je redis, je n'ai rien à voir avec les assassinats commis par mon frère

Abdelkader Merah
Partager la citation

Une seule phrase. Aucune excuse. Aucun regret ou sentiment envers les familles des victimes. La prise de parole d'Abdelkader Merah tranche franchement avec celle de l'autre accusé : Fettah Malki. 

Les excuses émues de Fettah Malki

Dans le box pour association de malfaiteurs terroriste, celui qui a prêté l'arme du crime à Mohamed Merah et qui lui a vendu le gilet par-balles, a, lui, exprimé de la compassion et a partagé des excuses destinées aux parties civiles. 

À lire aussi
Pompiers italiens (illustration) faits divers
Manche : une soirée vire au drame, un mort et trois mises en examen

"Je voudrais dire aux familles de victimes que je communie et que je compatis avec leur douleur. Je voudrais leur dire que leurs témoignages m'ont ému, m'ont touché jusqu'au plus profond de mon âme. Je voudrais leur dire que je suis navré de ce qui leur est arrivé, je suis désolé", commence-t-il, des sanglots dans la voix. 

Je m’en voudrai tout le temps. Ce qui s'est passé, c'est un truc qui m'a horrifié

Fettah Malki
Partager la citation

Et de poursuivre : "À aucun instant, je n’ai pu imaginer que Mohamed allait commettre de telles atrocités, je m’en voudrai tout le temps. ce qui s'est passé, c'est un truc qui m'a horrifié, et j'en souffre énormément. On peut dire que je n‘ai pas d’émotions, mais mon cœur pleure, il pleure les victimes, leurs familles. J’ai été traité comme un terroriste, comme un tueur d’enfants, et ça Monsieur le président, je ne peux pas l'accepter. Je demande pardon, un pardon sincère, et j’espère qu’ils me pardonneront, Monsieur le président". Il encourt 20 ans de prison. Un verdict qui s'annonce déjà historique.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Procès Mohamed Merah
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants