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Attentat de Trappes : ce que l'on sait de l'agression dans laquelle le suspect Kevin T. était impliqué trois jours plus tôt

Mis en examen et écroué après l'attentat raciste commis dans les Yvelines, Kévin T. est aussi visé par une autre procédure ouverte après une agression dans une station-service de Levallois-Perret.

À Trappes, un homme a tué au moins une personne et fait quatre blessés par balles le 23 octobre 2026

Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP

Attentat raciste dans les Yvelines : l'assaillant interpellé trois jours avant pour des violences sur un automobiliste

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Maxime Levy & Jérémy Descours

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Une semaine après l'attentat raciste de Trappes et La Verrière (Yvelines), le suspect Kévin T. a été mis en examen ce jeudi 29 octobre et placé en détention provisoire. 

Selon le procureur national antiterroriste, l'homme de 39 ans a reconnu avoir ciblé des personnes "musulmanes, africaines ou nord-africaines" et avoir choisi Trappes, qu'il considérait comme "un repaire d'islamistes".

Dans le même temps, un autre épisode de violence refait surface. Le parquet de Nanterre a confirmé, également ce jeudi, qu'"une procédure a été établie par le commissariat de Levallois-Perret le 20 octobre à l'encontre de Kévin T." pour des violences volontaires, trois jours donc avant son passage à l'acte dans les Yvelines.

Le déroulé de l'agression

Selon le communiqué du parquet, "le 20 octobre 2026 à 11h20, les policiers municipaux de Levallois-Perret" ont été requis "pour un différend entre automobilistes dans une station-service de Levallois-Perret". Sur place, ils interpellent Kévin T. et retrouvent "sur les lieux une bombe lacrymogène que ce dernier déclare avoir utilisée pour se protéger".

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L'autre automobiliste, blessé, "était pris en charge par les services de secours". Un certificat médical délivré le jour même "constatait notamment un hématome maxillaire gauche et des contusions costales".

Le suspect a ensuite été entendu "sous le régime de l'audition libre" le 20 octobre "aux fins de lui remettre une convocation pour une nouvelle audition libre le 23 octobre 2026 à 9h30". C'est précisément ce 23 octobre au matin qu'il a entamé son périple meurtrier depuis sa voiture.

"Je vais te tuer, tu vas voir"

Le soir même des faits de Levallois-Perret, à 20h23, la victime s'est présentée au commissariat pour déposer plainte pour "violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'une incapacité de travail n'excédant pas huit jours". D'après sa version, elle avait demandé à cet automobiliste, Kévin T., de déplacer son véhicule pour pouvoir faire le plein. 

L'homme explique alors que l'automobiliste a d'abord refusé de déplacer son véhicule. Il s'est alors garé avant de sortir de sa voiture. C'est à ce moment-là qu'il aurait entendu quelqu'un arriver derrière lui puis reçu du gaz lacrymogène au visage avant d'être frappé. Il aurait ensuite été roué de coups alors qu'il se trouvait au sol.  Le plaignant dit aussi avoir entendu : "Je vais te tuer, fils de pute, tu vas voir".

À ce stade, il faut toutefois rester prudent sur la qualification de cette agression. Le mobile raciste n'est à ce stade pas retenu dans cette procédure.

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