2 min de lecture Syrie

VIDÉO - Syrie : Bana, la petite fille d'Alep-Est, est sortie de la zone rebelle

Après avoir perdu plusieurs de ses amis et sa maison sous les bombes, la jeune fille de 7 ans a pu fuir la ville avec sa mère et ses enfants.

Bana Al-Abed lit pour oublier les bombes d'Alep
Bana Al-Abed lit pour oublier les bombes d'Alep
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

Soulagement immense pour tous les internautes qui suivaient la situation à l'intérieur d'Alep depuis ce compte Twitter. Elle s'appelle Bana al-Abed, elle a 7 ans, et avec sa mère, elle raconte le quotidien ravageur de la guerre en Syrie, particulièrement dans ce bastion de la rébellion. Depuis quelques jours, les civils parviennent, tant bien que mal, à quitter la ville assiégée, soit vers le Nord, soit vers les zones gouvernementales

Comme d'autres enfants, la jeune fille et sa famille ont également réussi à passer de l'autre côté, comme l'a posté Zaher Sahoul, présenté par CNN comme le président de la SAMS (Société médicale syrienne et américaine). Il a publié une vidéo de lui accompagné de la petite fille.

"La gentille et adorable fille qui a enflammé les cœurs de millions de gens sur Twitter est arrivée saine et sauve à Alep-Ouest. Tout le monde aime Bana, tout le monde demandait de ses nouvelles, tout le monde était inquiet pour elle. Bana est en sécurité maintenant", raconte-t-il dans la vidéo, Bana sur ses genoux. 

Il lui demande ensuite de raconter ce qui lui est arrivé : "Notre maison a été bombardée, nous sommes sortis sains et saufs des décombres (...) Nous avons beaucoup souffert. Là-bas, il n'y avait rien rien à manger, on buvait seulement de l'eau", confie-t-elle. Sans oublier de remercier tous les soutiens qu'elle a reçus du monde entier sur internet : "Merci beaucoup, beaucoup, merci pour votre soutien aux enfants d'Alep. Et je vous remercie beaucoup de tout mon cœur."

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Bana al-Abed, sa mère et ses deux petits frères ne sont peut être pas encore complètement sortie d'affaires. Sur place, dans Alep-Est, Fatima, sa mère, s'inquiétait déjà des représailles. "Je sens que l'on est des cibles privilégiées du régime donc je ne peut pas dire à qui que ce soit où je suis. Même mes parents ne savent pas vraiment où l'on est", expliquait-t-elle à CNN. Avant de fuir, Fatima justifiait le fait de ne pas essayer de partir : "J'ai peur de perdre un de mes enfants si je fuis avec tous les autres parce qu'ils pensent que je travaille contre le régime. Mais je ne me revendique d'aucun parti. J'ai juste parlé des civils, des enfants."

Je suis triste parce que j'ai laissé mon âme là-bas

Fatima al-Abed
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Désormais en zone contrôlée par le régime de Bachar al-Assad, la famille de Bana al-Abed va devoir se reconstruire. Elle n'a plus de biens, plus de maison... Sa maman, en arrivant en zone sûre, confie être "heureuse que leur voix ait été entendue par tous", mais a le cœur brisé. "Je suis triste parce que j'ai laissé mon âme là-bas. Je veux retrouver notre liberté et ne pas devenir des réfugiés dans d'autres pays (...) On ne peut pas rester ici à cause des bombes et il n'y a pas de centre médical, ils ont même visé des hôpitaux et des écoles." 

"Nous sommes restés presque 24 heures dans un bus, sans eau ou nourriture. Nous sommes restés dedans comme des prisonniers, des otages", raconte-t-elle encore dans un enregistrement vidéo publié sur Twitter.

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