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Victoire de Trump : une semaine après, l'atmosphère est très tendue

Agressions, peur, insultes racistes... Une partie des États-Unis semblent pris dans un tourbillon de violence sans retenue depuis le lendemain de l'élection du candidat républicain.

Un tag raciste trône sur un mur à Durham en Caroline du Nord après l'élection de Trump
Un tag raciste trône sur un mur à Durham en Caroline du Nord après l'élection de Trump
Crédit : Twitter
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze

Le monde est encore un peu sous le choc mais se remet de l'élection surprise de Donald Trump à la tête des États-Unis. Sur place, les réactions n'ont pas tardé à s'enchaîner. Les anti-Trump se réunissent en masse dans les rues des grandes villes pour protester contre le résultat d'une élection - pourtant - démocratique. Les usagers du métro de New York décorent les murs de stations de leurs post-it multicolores avec des messages d'amour et de tolérance, comme une barrière à celui qu'ils considèrent comme "sexiste" ou encore "raciste". 

"Love wall" (mûr de l'amour), peut-on par exemple lire, en réponse au mûr que veut construire à la frontière avec le Mexique celui qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Son discours provocateur, tour à tour anti-immigrés mexicains, contre "l'entrée des musulmans aux États-Unis" ou encore les accusations d'agressions sexuelles dont il est la cible, ont apparemment libéré des actes de violence dès le lendemain de son élection. 

Les réseaux sociaux, relais de la violence post-victoire de Trump

Plusieurs organisations de défense des droits ont constaté un élan de paroles racistes et homophobes libérées. Croix gammée et slogan nazi tagués sur une devanture de Philadelphie, chants xénophobes entonnés dans un lycée de New York, lettres de menaces distribuées dans le Massachusetts, injures envahissant les campus universitaires... Depuis mardi 8 novembre, les témoignages sur de tels faits se multiplient dans tout le pays grâce aux réseaux sociaux. Comme cette image ci-dessous où l'on voit un mur tagué d'une croix nazie et d'une slogan : "Rendre l'Amérique aux Blancs".

Un rapport du FBI publié lundi fait état d'une augmentation de 67% d'actes anti-musulmans par rapport à l'an dernier. Une hausse qui serait liée au début de la campagne bruyante de Donald Trump. Un compte Twitter rassemble d'ailleurs un délicieux florilège d'insultes et autres provocations qui sont apparues le jour d'après. Dans ce moment Twitter, intitulé "Day 1 in Trump's America" ("Jour 1 dans l'Amérique de Trump"), on retrouve donc toutes sortes de réactions qui ont eu lieu après le 8 novembre. 

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"J'avais une écharpe sur moi. Quelqu'un qui passe devant moi sur le quai me dit 'ton heure est venue, fillette'", raconte par exemple une internaute. Un autre témoigne : "Donald Trump a gagné les élections et les blancs ne savent déjà plus comment se comporter. Ce garçon blanc vient de me traiter de nègre et me dire d'aller ramasser du coton". Ou encore : "Un principal en Pennsylvanie admet que des étudiants blancs chantaient : 'Ramasseurs de coton, vous êtes des nègres, Heil Hitler'". Enfin, cette inscription : "La vie des Noirs ne comptent pas, tout comme vos votes". 

Un tag raciste trône sur un mur à Durham en Caroline du Nord après l'élection de Trump
Un tag raciste trône sur un mur à Durham en Caroline du Nord après l'élection de Trump
Crédit : Twitter

Plus de 200 actes de haine en trois jours

Les provocations en direction des immigrés Mexicains vont aussi bon train. Dans ce dortoir universitaire, l'un des habitants, apparemment pro-Trump, s'est amusé à construire une barrière de chaussures et autres objets pour séparer les deux parties de la chambre accompagnée de ce petit mot : "Hey Maria, Trump ne s'en ira pas... Voilà un aperçu de ce qui t'attend #Mur"

De mardi à vendredi, le Southern Poverty Law Center (SPLC) a recensé plus de 200 actes motivés par la haine d'un groupe humain, les victimes étant des Noirs, des femmes, des membres de la communauté LGBT. Interrogé sur les dérapages et attaques xénophobes constatés depuis sa victoire électorale, Donald Trump a assuré qu'il s'agissait d'un "très petit nombre" de faits avant d'ajouter : "Il faut que cela s'arrête". 

Il faut que cela s'arrête

Donald Trump

Dans sa première conférence de presse depuis l'élection, Barack Obama a raconté lundi avoir conseillé à son successeur d'envoyer des "signaux d'unité" à l'Amérique. "Je lui ai dit (...) de tendre la main aux minorités, aux femmes et aux autres qui sont inquiets", a-t-il assuré. 

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