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Donald Trump, en Floride aux États-Unis, le 9 mars 2026
Crédit : ROBERTO SCHMIDT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a pris la parole, ce lundi 9 mars, devant des parlementaires républicains. Une première depuis le début du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Le président américain a assuré la guerre en Iran était une "excursion de courte durée" et une "petite excursion".
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Face à l'envolée historique des prix du pétrole avec un baril qui a franchi les 110 dollars, le président américain a tenu à rassurer. Les élus conservateurs craignent que le conflit en Iran, s'il fait monter durablement le prix de l'essence et pèse sur l'économie, ne se traduise par une dure sanction aux élections législatives de novembre.
Quelques heures avant sa conférence de presse, Donald Trump a réagi à l'élection de Mojtaba Khamenei comme guide suprême iranien pour succéder à son père Ali Khamenei, tué au début de l'offensive israélo-américaine. Le président américain n'a pas caché son sentiment et a confié ne "pas être content".
Tout au long de sa prise de parole, Donald Trump a insisté sur la fin à venir du conflit. Il a aussi assuré que les États-Unis ne "s'arrêteraient pas avant que l'ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu". "Nous avons déjà gagné sur beaucoup de plans, mais nous n'avons pas encore gagné suffisamment. Nous avançons plus déterminés que jamais jusqu'à la victoire ultime", a-t-il encore déclaré.
Ces déclarations ont fait plonger les cours de l'or noir dans les échanges électroniques après la clôture. Le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril. Vers 21H10 GMT, il chutait de 11,16% par rapport à sa clôture quelques heures plus tôt, à 87,92 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, lâchait 10,98% à 84,36 dollars.
Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse, portée par des propos de Donald Trump. Le Dow Jones a gagné 0,50%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%.
"Cette remarque a complètement changé la donne", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine "ont connu une forte remontée (..) en territoire positif", observent les analystes de Briefing.com.
Le dirigeant républicain a assuré que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué par le passé. Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: "Nous ne faisons que commencer le combat". Pour Art Hogan, l'administration Trump "en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût" de la guerre, mais aussi "aux marchés".
La place américaine est à la peine depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran il y a dix jours, plombée notamment par la folle progression des prix des hydrocarbures. Le baril de pétrole a brièvement tutoyé les 120 dollars ce lundi 9 mars, une envolée historique provoquée notamment par le blocage persistant du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Cette hausse historique fait craindre aux investisseurs une accélération de l'inflation aux États-Unis.
À la reprise des marchés après la pause hebdomadaire, les cours avaient été entraînés dans une spirale haussière sans précédent, le Brent grimpant jusqu'à 119,50 dollars, le WTI jusqu'à 119,48 dollars. Le dollar, valeur refuge particulièrement recherchée depuis le début de la guerre, évoluait désormais autour de l'équilibre (+0,02%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1636 dollar pour un euro.
En séance, "la faiblesse initiale" des marchés boursiers s'était déjà "un peu estompée" en raison du recul des "prix du pétrole sous la barre des 100 dollars", remarque auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. En cause : l'espoir d'un recours aux réserves stratégiques de brut après que les ministres des Finances du G7 se sont dit "prêts" lundi à puiser si besoin dans ces dernières pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut.
Mais "on y est pas encore", a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation. Cette perspective a tout de même limité les pertes de Bourses européennes: la Bourse de Paris a finalement perdu 0,98% et Francfort 0,77%. Londres a cédé 0,34% et Milan 0,29%.
Une telle décision pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, d'après Ole R. Hvalbye, de SEB, interrogé par l'AFP, qui s'appuie sur des informations du Financial Times.
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