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"Tsipras à Moscou, un pied de nez à l'Europe", analyse Éric Zemmour

REPLAY / BILLET - La visite officielle du Premier ministre grec en Russie est regardée d'un très mauvais œil par les Européens.

Éric Zemmour
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"Tsipras à Moscou, un pied de nez à l'Europe", analyse Éric Zemmour
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Éric Zemmour

"Jadis, on appelait cela une alliance de revers. L'histoire des guerres européennes en est remplie", explique Éric Zemmour. Il note que "cette fois-ci, les Russes ne jettent pas leurs chars et leurs cosaques à la tête des Allemands, mais leurs roubles".

Pour le journaliste, "Athènes est petit à petit en train de lâcher Bruxelles". Il estime qu'on n'a "jamais été aussi près" d'une sortie de la Grèce de la zone euro (le fameux "Grexit"). Malgré les nombreux emprunts contractés auprès de l'UE, le gouvernement de gauche radicale Syriza "entend maintenir son service public et payer les pensions des retraités grecs". Bref, tenir leurs promesses électorales.

"Une naïveté qui ferait bien rire les politiques français qui, de Mitterrand à Chirac et de Sarkozy à Hollande, ont toujours choisi l'Europe contre leurs promesses", constate Éric Zemmour. "Les Grecs ont inventé la démocratie il y a 2000 ans. Ils ont peut-être la haute ambition de la redonner une seconde fois au Vieux continent", poursuit-il.

Les Grecs n'ont plus le choix: ils doivent sortir de l'euro, revenir au drachme et nationaliser leurs banques.

Éric Zemmour

Ont-ils les moyens de leur politique ? "S'ils veulent tenir leur cap, les Grecs n'ont plus le choix: ils doivent sortir de l'euro, revenir au drachme et nationaliser leurs banques", avertit le journaliste. Paris et Berlin parient qu'Alexis Tsipras "n'osera pas et se couchera".

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Il insiste sur le "vice de fabrication de la monnaie unique", qui "profite mécaniquement à la région la plus productive de la zone (l'Allemagne rhénane)" et "transforme les pays les moins productifs en éternels quémandeurs et assistés".Pour lui, l'euro "accroît les tensions entre riches et pauvres" et "réveille les anciens stéréotypes". Tout cela "au nom de la paix, de la prospérité et du rapprochement des peuples", remarque-t-il. 

"Au moins, cette logorrhée artificielle devrait plaire à Poutine. Elle lui rappellera le bon vieux temps de l'URSS", conclut Éric Zemmour.

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