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Des personnes brandissent une photo de l'ancien guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei
Crédit : AFP
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Il est le nouveau visage pour incarner le régime des mollahs en Iran. Alireza Arafi a été propulsé au sommet de la République islamique après la mort de l'ancien guide suprême Ali Khamenei dans une frappe israélo-américaine. À peine en poste, il se retrouve déjà propulsé sous les feux des projecteurs.
Dans l'ombre de son prédécesseur, le dirigeant de 67 ans est une pièce maîtresse du régime depuis de nombreuses années. Né dans une famille très religieuse, il est envoyé dès ses 11 ans dans la ville sainte de Qom pour y suivre des études de théologie. Durant son séminaire, Il étudie le Coran, le droit islamique et la philosophie.
Alireza Arafi préside à partir de 2008 la Al-Mustafa International University, université religieuse qui forme des étudiants du monde entier en Iran, mais aussi dans d'autres pays.
"Ici, tu trouveras une communauté dynamique où la diversité est célébrée. Des étudiants venus des quatre coins du monde se rassemblent, unis par leur quête de savoir et leur foi en Dieu", indique un extrait d'une des nombreuses vidéos promotionnelles publiées par l'établissement.
L'homme de confiance de l'ayatollah Khamenei cumule les postes clefs. Il est membre de l'Assemblée des experts, composée de hauts dignitaires chargés de désigner le guide suprême. Père d'un fils également imam, il siège aussi au Conseil des gardiens de la révolution, les "Pasdaran".
Très peu de vidéos d'Alireza Arafi existent. L'un des rares extraits est daté de 2019, lors d'une prière du vendredi : "Grand guide du monde de l'islam, nous serons avec toi jusqu'au bout, jusqu'à la défaite des arrogants et l'effacement d'Israël", prêchait le dirigeant iranien.
Réputé pour très bien parler anglais, L'ayatollah Arafi avait été reçu au Vatican par le pape François le 30 mai 2022. Il représentait officiellement le guide suprême. Pour l'heure, il ne fait qu'assurer l'intérim.
Comme le prévoit l'article 111 de la constitution iranienne jusqu'à la désignation du successeur officiel de Khamenei, un triumvirat assure la transition : l'ayatollah Alireza Arafi, le chef de l'appareil judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei et le président Massoud Pezeshkian.
De son côté, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf est le seul a avoir pris la parole depuis la mort de Khamenei. "Nous nous sommes préparés à ces moments et nous envisageons tous les scénarios possibles", a-t-il déclaré lors d'une allocution ce dimanche 1er mars.
Reste à savoir si, dans le contexte actuel, les 88 haut dignitaires pourront se réunir et désigner le nouveau guide suprême, et si leur choix se portera sur Alireza Arafi pour incarner officiellement le régime des mollahs.
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