1 min de lecture Terrorisme

Syrie : la Chine met en garde contre un retour de Daesh

L'émissaire spécial de la Chine a indiqué ce mardi qu'il existe un risque que des organisations terroristes comme le groupe État islamique se réveillent.

Des femmes et des enfants évacués de la ville de Baghouz, en Syrie.
Des femmes et des enfants évacués de la ville de Baghouz, en Syrie. Crédit : Bulent KILIC / AFP
Marie Sasin
Marie Sasin
et AFP

La mise en garde vient de l'émissaire spécial de la Chine. Ce mardi, il s'est exprimé devant les journalistes à Genève. Xie Xiaoyan a parlé d'un "réveil" des "organisations terroristes", dont l'organisation État Islamique, dans ce pays ravagé par huit ans de guerre et a appelé la communauté internationale à ne pas négliger les "signaux d'alerte".

"Il existe aujourd'hui un risque que des organisations terroristes comme l'EI se réveillent", a-t-il affirmé. "La communauté internationale doit y faire attention." Le groupe État Islamique a conquis de larges portions des territoires de la Syrie et de l'Irak en 2014, où il a proclamé un "califat", mais les offensives menées dans ces deux pays y ont mis fin en mars dernier.

La visite à Genève du diplomate chinois survient au moment où le président syrien Bachar al-Assad s'apprête à déclencher, avec l'aide de son allié russe, une offensive majeure contre Idleb, le dernier bastion tenu par les jihadistes, dans le nord-ouest de la Syrie.

Une possible catastrophe humanitaire après l'offensive

L'ONU a mis en garde contre un tel assaut qui pourrait provoquer une catastrophe humanitaire pour les quelque trois millions de personnes vivant dans cette région. 
Interrogé sur la position de Pékin face à une éventuelle offensive du régime de Damas, M. Xie a reconnu qu'il s'agissait d'une question "très compliquée".

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"Nous savons tous que c'est la dernière place forte de quelques-unes des organisations terroristes (...) et donc c'est une question qu'il faut régler", a-t-il ajouté. "La lutte contre le terrorisme n'est pas encore terminée."

Depuis janvier, une grande partie de la province d'Idleb est contrôlée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham, HTS, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

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