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Syrie : des civils dans des cages comme "boucliers humains"

Le groupe rebelle Jaïch al-Islam veut utiliser ces "boucliers humains" contre les frappes aériennes du régime syrien.

Des gens marchent dans les décombres à Ain Tarm, dans la Goutha orientale, un bastion rebelle, après les frappes aériennes du régime syrien, le 14 mai 2015.
Des gens marchent dans les décombres à Ain Tarm, dans la Goutha orientale, un bastion rebelle, après les frappes aériennes du régime syrien, le 14 mai 2015.
Crédit : Mohammed Eyad / AFP
Marine Cluet & AFP

Nouvelle scène d'horreur en Syrie cette semaine. Considéré comme le plus important groupe rebelle de Damas, Jaïch al-Islam ("L'armée de l'islam" en arabe) "a placé des soldats du régime faits prisonniers et des civils alaouites dans des cages et les a dispersés sur des places de la Ghouta orientale, surtout dans la ville de Douma", a déclaré ce dimanche 1er novembre le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Selon ce dernier, "des dizaines de cages ont été utilisées. Dans chacune se trouvent trois ou quatre personnes, parfois sept". Le groupe "utilise les prisonniers et les captifs comme boucliers humains". "Parmi eux se trouvent des familles entières", a-t-il encore dit. 

Stopper les bombardements des forces du régime

L'objectif des rebelles est d'empêcher les bombardements des forces du régime sur la région, un bastion rebelle régulièrement visée par les bombardements du régime, explique-t-il. Vendredi, au moins 70 personnes ont été tuées et 550 blessées dans une attaque contre un marché de Douma, selon Médecins sans frontières.

Une vidéo publiée sur internet montre trois camions transportant des cages en fer dans laquelle ont été enfermés hommes et femmes séparés, circulant dans une rue dévastée au milieu d'immeubles en ruine. Face caméra, les captifs appellent le régime de Bachar al-Assad à cesser ses frappes. Devant l'une des cages, un jeune garçon lance à l'adresse du président syrien : "Si tu tues ma mère, tu les tues".

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