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Shah Marai était "un éternel optimiste", témoigne l'un de ses proches amis

Le photographe, responsable du bureau de l'Agence France-Presse en Afghanistan, a été tué dans un attentat à Kaboul lundi 30 avril.

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Crédit : Shah Marai / AFP
Shah Marai était "un éternel optimiste", témoigne l'un de ses proches amis
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La rédaction numérique de RTL

Lundi dernier, Shah Marai, le chef photographe du bureau de l'Agence France-Presse en Afghanistan a été tué à Kaboul dans un attentat qui a fait 25 morts, dont 9 journalistes. Le temps de l'angoisse... C'étaient les mots de Shah Marai pour évoquer son pays, pour décrire l'Afghanistan en guerre depuis 17 ans.
 
Pourtant, il a longtemps espéré la paix, la liberté. Comme en témoigne l'une de ses photos, reprise partout depuis sa mort. Nous sommes le 7 février 2013, dans une rue de Kaboul. Un enfant de profil, marche le dos courbé. La capuche de sa parka rapiécée couvre sa tête. Il traîne des ballons multicolores avec une cordelette... Jaune, violet, vert, rose.
 
Arrière-plan noir, le jeune vendeur et ses ballons captent toute la lumière. L'ami de Shah Marai, Emmanuel Duparcq, journaliste à l'AFP, parle de cette image avec émotion. "On voit souvent l'Afghanistan comme un pays uniquement de conflits. (...) Pour sortir du conflit, il n'y a rien de mieux que de montrer des couleurs et des enfants", témoigne-t-il au micro de RTL.

Un regard particulier

Car Shah Marai, c'était avant tout un œil, un regard particulier lui qui aimait tant être le premier. "Dans sa famille, il y a une maladie génétique qui fait que plusieurs de ses oncles sont aveugles", relate Emmanuel Duparcq. Shah Marai, qui avait 41 ans, n'était pas photographe de formation. Il avait commencé au bureau de l'Agence France-Presse comme chauffeur en 1996. 

Ses premiers clichés, il les prend discrètement, son appareil dissimulé sous une écharpe pour ne pas éveiller les soupçons des talibans. En 2002, il devient officiellement photographe. "Il avait une faculté à apaiser tout le monde au bureau, à rire de tout. il avait deux grands yeux bleus très rieurs", se souvient Emmanuel Duparcq.

De plus en plus inquiet ces dernières années

Mais ces dernières années, le photographe avait de plus en plus de mal à cacher ses inquiétudes. Et ses nuits sans sommeil passées à fumer... "Il parlait plus de la peur de l'imprévu, d'être au mauvais en droit au mauvais moment, ça nous avait frappé, lui qui était toujours l'éternel optimiste", poursuit son ami.

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Lundi dernier, comme d'habitude Shah Marai a attendu les vingt minutes réglementaires pour se rendre sur les lieux d'un premier attentat perpétré par l'État Islamique à Kaboul. Mais un deuxième kamikaze avec une fausse carte de presse et une caméra piégée a surgi. Les ballons colorés se sont à jamais envolés.

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