2 min de lecture Russie

Russie : la nounou sanguinaire dit avoir agi sur ordre d'Allah

La justice cherche à savoir si la femme qui a décapité une fillette avant d'exhiber la tête dans la rue est une terroriste ou une démente.

Des membres de la police russe à Moscou (illustration)
Des membres de la police russe à Moscou (illustration) Crédit : AFP
Michael Ducousso et AFP

"C'est ce qu'Allah m'a ordonné" de faire. Voilà la défense de la nounou qui a été arrêtée à Moscou alors qu'elle brandissait en pleine rue la tête d'un enfant décapité. À l'issue de sa présentation, mercredi 2 mars, le juge a décidé de placer en détention provisoire jusqu'au 29 avril la femme poursuivie pour "meurtre d'enfant en bas âge". 

Goultchekhra Bobokoulova, citoyenne ouzbèke de 38 ans, a été arrêtée lundi par la police près d'une station de métro dans le nord-est de la capitale russe. Elle déambulait en se proclamant "terroriste" et tenait à la main, la tête coupée d'une fillette. Une petite fille née en 2011 et dont elle était la nounou. Ce jour-là, Goultchekhra Bobokoulova a attendu que les parents s'en aillent puis, "pour un motif inconnu", elle a "blessé l'enfant au cou, a séparé la tête du corps" avant d'aller dans le métro.

Une démente ou une terroriste ?

Enfermée dans une cage conformément à la pratique en Russie, Goultchekhra Bobokoulova a tenu des propos décousus, mêlant doléances et discours prophétique, peu avant le début de l'audience. "Allah envoie le second prophète pour donner des nouvelles de la paix, bonjour tout le monde", a-t-elle ainsi déclaré. Puis plus tard en saluant la presse : "J'ai faim, je vais mourir dans une semaine, c'est la fin du monde, on m'a interdit de manger. Salut tout le monde."

Face à cette étrange personnalité, les médias russes s'interrogent sur les motivations de celle qu'ils surnomment la "nounou sanguinaire", la qualifiant tour à tour de "démente" ou de "terroriste". "À ce jour, il n'a pas été établi (l'existence) de complices présumés ou que des personnes l'aient poussée à commettre ce crime", expliquent les enquêteurs en charge de l'affaire. Après avoir soumis Goultchekhra Bobokoulova à des examens psychiatriques, ils estiment en revanche qu'elle aurait pu agir "sous l'empire de psychotropes ou drogues". Une simple hypothèse qui n'apporte aucune réponse à la famille toujours sous le choc.

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