1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Royaume-Uni : pour faire baisser le trafic routier, Londres étend sa taxe de circulation
1 min de lecture

Royaume-Uni : pour faire baisser le trafic routier, Londres étend sa taxe de circulation

REPORTAGE - La capitale britannique a considérablement étendu lundi le périmètre dans lequel les véhicules les plus anciens et polluants doivent s'acquitter d'une taxe pour circuler, une démarche destinée à lutter contre la pollution de l'air.

Illustration d'un embouteillage à Londres
Illustration d'un embouteillage à Londres
Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
Royaume-Uni : pour faire baisser le trafic routier, Londres étend sa taxe de circulation
01:15

La capitale britannique veut baisser la pollution provenant du trafic routier. Ce lundi 25 octobre, la zone à ultra basse émission est multipliée par 18. Tous les conducteurs de voitures à essence datant d’avant 2006, et avant 2015 pour les diesels, doivent payer une taxe qui équivaut à 14 euros pour y rouler 24 heures par jour, 7 jours par semaine, tous les jours de l'année, comme à Surrey Quays au sud-est de Londres.
 
Aviv est triste. Sa Mini verte, il va devoir la laisser au garage. "C’est ma Mini construite en 1996. Une icône britannique ! Mais maintenant je ne peux l’utiliser sans débourser !", regrette-t-il.  Aviv se sert de sa voiture pour aller faire ses courses ou aller se promener avec sa famille. Il assure qu’il ne fait pas plus de 3.500 kilomètres par an. 

"Comme beaucoup de Londoniens, je me sens limité dans mes mouvements ! Aller au travail en voiture, aller faire ses courses, profiter de la vie dans la capitale devient un privilège pour les riches", dit-il. Pour aller dans le centre de Londres, Aviv doit désormais payer le péage urbain et cette nouvelle taxe, donc plus de 30 euros. Pour n’en payer que la moitié, il pense à acheter une nouvelle auto moins vieille, mais ça lui crève le cœur de vendre sa Mini. 

"On m’a forcé la main, je n’avais pas le choix"

Son voisin, Ian lui a pu s’acheter une seconde voiture. Dans ce petit quartier résidentiel, loin des commerces, à 60 ans, dit-il, il ne pouvait pas se retrouver sans véhicule. "On m’a forcé la main, je n’avais pas le choix. Je ne pouvais payer 14 euros dès que j’allumais le moteur. C’est beaucoup pour respecter une réglementation créée pour de fausses raisons".  La mairie espère que cette zone étendu fera baisser la pollution. Ian et Aviv sont persuadés qu’elle veut surtout pour renflouer ses caisses, grandement vidée par la pandémie. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/