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Royaume-Uni : les chauffeurs Uber vont pouvoir se syndiquer

Uber a annoncé mercredi 26 mai, un accord historique avec le syndicat GMB, qui va pouvoir représenter 70.000 chauffeurs britanniques.

Photo de l’application Uber sur un smartphone. (Illustration)
Photo de l’application Uber sur un smartphone. (Illustration)
Crédit : OLIVER BERG / DPA / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

C'est un nouveau chamboulement pour le modèle du géant américain de la "gig economy". En vertu d'un accord historique annoncé mercredi 26 mai, les 70.000 chauffeurs d'Uber au Royaume-Uni pourront être représentés par le syndicat GMB. Le groupe a indiqué dans un communiqué que "Uber et GMB vont joindre leurs forces pour améliorer les normes du travail flexible à travers le secteur".

Cet accord intervient deux mois après la reconnaissance par Uber d'un statut de travailleur salarié à ses conducteurs britanniques, avec salaire minimum et congés payés, une première mondiale pour Uber, symbole de l'économie à la tâche.

Le groupe a ajouté qu'à travers cet accord de négociation collective, "le syndicat va représenter les chauffeurs à travers le Royaume-Uni. Ces derniers garderont la liberté de choisir si, quand et où ils conduisent (pour Uber), et ils auront le choix d'être représentés par GMB". Le syndicat et Uber vont donc travailler ensemble sur des sujets comme les garanties de niveau minimale, les congés payés, les plans de retraite, ainsi que d'autres avantages comme la couverture maladie ou la sécurité des chauffeurs.

"Un premier pas pour des conditions de travail plus justes"

Selon Jamie Heywood, l'un des responsables européens d'Uber "si Uber et GMB ne semblent pas des alliés évidents, nous avons toujours été d'accord sur le fait que les chauffeurs sont la priorité". Il a ajouté que cet accord historique signifie que "Uber sera le premier dans le secteur à assurer aussi une représentation syndicale totale à ses chauffeurs", qui bénéficient également depuis 2018 d'une assurance maladie gratuite et d'indemnités pour congés parentaux.

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Mick Rix, le responsable national du syndicat GMB, qui représente en tout 620.000 travailleurs dans le pays, espère que cet accord "pourrait être un premier pas pour des conditions de travail plus justes pour des millions de gens". Il a appelé tous les autres opérateurs de la "gig economy" à faire de même.

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