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ONU : Antonio Guterres succède à Ban Ki-moon et devient secrétaire général

PORTAIT - L'Assemblée générale de l'ONU a désigné jeudi comme prochain secrétaire général le Portugais Antonio Guterres, qui succédera au Sud-Coréen Ban Ki-moon le 1er janvier prochain.

Antonio Guterres, Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés
Antonio Guterres, Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés Crédit : TOSHIFUMI KITAMURA / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Ancien premier ministre du Portugal, Antonio Guterres est réputé pour être un homme d'action. Socialiste modéré, catholique également pro-européen, l'homme a fait ses preuves à la tête du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR). 

Il s'est imposé dès le mois d'avril 2016, en remportant cinq scrutins indicatifs successifs devant l'Assemblée générale des Nations Unies. Antonio Guterres, 67 ans, a été mis à l’épreuve par la plus grave crise migratoire que le monde ait jamais connu, et n'a eu de cesse de réclamer à la communauté internationale sa clémence et sa solidarité envers les millions de personnes déplacées, réfugiées et en demande d'asile.

Durant ses deux mandats à la tête du HCR, ce polyglotte qui parle couramment français, avait également réussi à réformer la structure interne de l'institution, améliorant son efficacité en permettant le déploiement de davantage de personnels sur les points chauds. "La meilleure personne pour ce poste a été sélectionnée et c'est très bien pour le monde, c'est très bien pour les Nations unies, c'est très bien pour le Portugal", s'est réjoui le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, estimant qu'Antonio Guterres était un homme "exceptionnel".

Ingénieur de formation, le Portugais est né à Lisbonne en 1949 et a commencé son parcours de militant politique au sein des mouvements catholiques avant d'intégrer le Parti socialiste au lendemain de la révolution des Œillets, en 1974. Deux ans après, en 1976, il est élu député et, se faisant remarquer pendant des joutes oratoires, gagne une réputation de tribun, qui lui vaut le surnom de "marteau-piqueur parlant". En 1992, il devient secrétaire général du PS, alors parti d'opposition.

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Sous sa direction, les socialistes remportent les élections législatives de 1995. Dans la foulée, il devient Premier ministre et mène à bien son objectif prioritaire : l'intégration du Portugal dans la zone euro. Reconduit après les élections législatives de 1999, il restera dans l'histoire comme étant le premier chef d'un gouvernement minoritaire à mener son mandat à terme depuis la transition démocratique portugaise.

Habileté diplomatique

Mais l'homme d'État n'est pas exempt de critiques. Au Parti socialiste portugais, on lui reproche notamment d'avoir fortement contribué à la victoire du "non" en 1998 lors du référendum sur la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse, car ce catholique dévoué n'a jamais caché ses réticences à l'égard de l'avortement.

Néanmoins, Antonio Guterres s'était fait remarquer pour son habileté diplomatique en 1999 lors de l'invasion du Timor oriental, ancienne colonie portugaise, par des milices indonésiennes. Il avait alors œuvré pour que la communauté internationale parvienne à convaincre l'ONU d'intervenir. Son nom revient à chaque élection présidentielle au Portugal malgré son retrait de la politique pour se consacrer à la diplomatie : "J'aime l'action, le terrain, les choses qui m'obligent à intervenir en permanence". 

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