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Présidentielle américaine 2016 : Hillary Clinton tourne en dérision ses quintes de toux

La candidate démocrate s'est amusée de ses quintes de toux qui font jaser les commentateurs républicains, déclarant que c'était le fait de parler de Donald Trump qui les provoquait.

Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Hillary Clinton entre dans l'histoire
Présidentielle américaine 2016 - Le Top 5 : Hillary Clinton entre dans l'histoire Crédit : KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

Tout est parti d’une quinte de toux. Pendant plusieurs minutes, la candidate démocrate a été prise d’une quinte de toux lors d’un discours, lundi 5 septembre. Elle a ri, en disant que c’était le fait de parler de Donald Trump qui déclenchait ainsi ses allergies. Ce n’est pas la première fois que Hillary Clinton souffre ainsi de problèmes de gorge, au point de devoir s’interrompre. Elle l’explique par des allergies qui surviennent généralement deux fois par an, à la fin de l'hiver et à la fin de l'été, à cause des pollens.

La seule solution, dit-elle, c’est de ne pas parler pendant un jour ou deux mais, évidemment, en campagne, c’est impossible. Mais si le sujet fait l’actualité, c’est parce que ça fait plusieurs semaines que les bloggers et commentateurs de droite répandent des rumeurs sur la santé de Clinton. Même des commentateurs respectés comme Charles Krauthammer réclament des explications sur cette toux en affirmant que durant la campagne, Hillary Clinton ne s’est jamais clairement expliquée sur son hospitalisation pour une commotion cérébrale fin 2012

Donald Trump reproche à la presse de ne pas traiter le sujet. La chaîne NBC est accusée par les partisans de Hillary Clinton d’avoir publié un article à ce sujet, y compris par l’ancien collaborateur de Barack Obama qui écrivait ses discours.

Newt Gingrich, soutien de Donald Trump (qui a envisagé de le nommer au poste de vice-président) était justement en train de spéculer sur cette toux pendant une émission de radio… lorsqu’il a lui aussi été pris d’une quinte de toux.

Hillary Clinton tente de faire diversion avec les déboires fiscaux de Trump

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Hillary Clinton préfère détourner l’attention sur une autre affaire : l’amende fiscale de 2.500 dollars que doit payer Donald Trump parce que sa fondation a financé en 2013 la campagne de la ministre de la Justice de Floride, qui par ailleurs supervisait uneenquête qui concernait l’une des ses affaires.

La concurrence est rude entre les deux adversaires

Le dernier baromètre CNN/ORC, qui s’appuie sur les likely voters, ceux qui iront probablement voter, montre que Donald Trump est désormais à 45%, et repasse devant Clinton à 43%. Quand on regarde dans le détail, c’est elle qui baisse, auprès des indépendants (qui ne se définissent ni comme démocrates ni comme républicains) et des femmes, notamment. Dans cette étude, on voit que l’un des clivages Trump / Clinton se fait sur le diplôme. Donald Trump a 44 points d’avance chez les blancs non-diplômés tandis que Hillary Clinton a 13 points d’avance chez les blancs diplômés (alors que le républicain Mitt Romney en 2012 était devant, avec 12 points).

Des militaires de haut rang rejoignent Donald Trump

88 généraux et amiraux annoncent leur soutien à Donald Trump, car l’élection de Hillary Clinton mettrait en péril la sécurité nationale. Hillary Clinton et Donald Trump participent ce mercredi soir sur NBC à un même forum sur ces questions de sécurité nationale, qui sera le meilleur Commander in Chief. Ça se passe sur un porte-avion désarmé, désormais sur l’Hudson, à New York. Le candidat à la vice-présidence de Hillary Clinton, Tim Kaine, élu de Virginie, qui est un État qui compte beaucoup de militaires et de vétérans, où se trouve le Pentagone, dit d’ailleurs qu’il est "mort de peur" en imaginant l’élection de Donald Trump au poste de Commander in chief.

Le Texas sera-t-il un État-clef de l'élection présidentielle ?

Et si le Texas basculait à gauche ? Le Dallas Morning News, le journal de Dallas, qui a appelé ouvertement ses lecteurs à voter pour tous les candidats républicains depuis 1952, à l’exception de 1964, pour le président Johnson, qui était texan, prévient ses lecteurs qu’il n’appellera pas à voter Donald Trump, impossible, car "il ne mérite pas votre vote", il n’est pas qualifié, il n’est ni vraiment républicain, ni vraiment conservateur. Et ses propos sur l’immigration ou l’interdiction des musulmans étrangers sont scandaleux.

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