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Pour Angela Merkel, un retour de la Russie au G7 n'est pas "imaginable" pour le moment

Pour la chancelière allemande, la situation actuelle en Ukraine ne permet pas d'envisager le retour de la Russie au sein du G7.

La chancelière allemande Angela Merkel le 21 mai 2015 au Bundestag.
La chancelière allemande Angela Merkel le 21 mai 2015 au Bundestag.
Crédit : JOHN MACDOUGALL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

En raison de la situation en Ukraine, Angela Merkel a estimé ce jeudi 21 mai qu'un retour de la Russie au sein du G7, qui réunit les pays les plus industrialisés, n'est "pas imaginable" à l'heure actuelle. "Tant que la Russie ne se conforme pas au droit international et n'agit pas selon ces principes, un retour au format du G8 n'est pas imaginable", a souligné la chancelière allemande lors d'un discours de politique générale devant les députés du Bundestag alors que l'Allemagne accueille le G7 début juin en Bavière (sud).

Réitérant sa fermeté et ses critiques contre l'annexion de la Crimée par la Russie, qui lui a valu d'être exclue du G8, elle a aussi tenté de calmer l'inquiétude de Moscou quant au rapprochement de ses anciens satellites vers l'Occident.

Le partenariat oriental n'est dirigé contre personne, notamment pas contre la Russie

Angela Merkel

Par ailleurs, le Partenariat oriental "n'est pas un instrument de la politique d'élargissement de l'Union européenne", a-t-elle affirmé, avant le début à Riga dans la soirée d'un sommet entre 28 pays de l'UE et six pays d'ex-URSS visant à leur rapprochement. "Nous ne devons pas éveiller de fausses attentes que plus tard nous ne serons pas en mesure d'honorer", a-t-elle déclaré. "Nous devons le dire de façon claire à nos partenaires de l'Est, et je le fais d'ailleurs", a-t-elle ajouté, évoquant des partenariats "sur mesure" avec différents pays de l'ancien bloc communiste, en fonction de leurs particularités et de leurs souhaits.

"Le partenariat oriental n'est dirigé contre personne, notamment pas contre la Russie. Je vais le dire et le répéter encore et encore : 'il ne s'agit pas de choisir entre d'un côté un rapprochement avec l'UE et de l'autre le souhait de la Russie d'un partenariat plus étroit avec ces pays'".

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L'annexion de la Crimée et le soutien de Moscou aux séparatistes du Donbass dans l'Est de l'Ukraine ont montré la détermination du Kremlin à empêcher, y compris par la force, la marche de ses anciens satellites vers l'Occident et la réduction de ce qu'il considère comme sa zone d'influence. C'est ce qui avait conduit à l'échec du sommet du Partenariat oriental de Vilnius, en novembre 2013, le président ukrainien d'alors, Viktor Ianoukovitch, ayant au dernier moment renoncé à signer un accord d'association avec l'UE, déclenchant des manifestations qui devaient conduire à sa chute et au conflit séparatiste dans son pays. L'accord a finalement été signé par le président pro-européen Petro Porochenko le 28 juin 2014.

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