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Donald Trump à la Maison-Blanche le 26 mars 2026
Crédit : CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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En pleine escalade au Moyen-Orient, Donald Trump adopte une stratégie oscillant entre démonstration de force militaire et ouverture diplomatique, multipliant les déclarations contradictoires au moment même où des discussions indirectes avec Téhéran semblent émerger. Lors d’un conseil des ministres à la Maison Blanche, jeudi 28 mars, le président américain a affiché sa satisfaction quant à l’opération militaire en cours contre l’Iran.
“Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission”, a-t-il déclaré, décrivant l’offensive lancée le 28 février comme un “petit détour” qui “finirait bientôt”. “Après 26 jours”, a-t-il insisté, “nous sommes extrêmement, vraiment, très en avance sur le calendrier”. Dans le même esprit, il a affirmé que l’Iran le “suppliait” de conclure un accord, laissant entendre que la pression militaire américaine portait ses fruits.
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Mais derrière cet optimisme affiché, la stratégie américaine repose sur un rapport de force assumé. Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, l’a résumé ce jeudi sans détour : les États-Unis continuent à “négocier avec des bombes”. Le vice-président JD Vance a, lui, souligné que Washington dispose désormais “de la capacité d'utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire”, évoquant à la fois des options “diplomatiques” et “militaires”.
En parallèle, des ouvertures diplomatiques sont mises en avant par l’administration américaine. L’émissaire spécial Steve Witkoff a évoqué des “signaux forts” sur la “possibilité” d’un accord avec l’Iran. “Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l'Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n'y a plus d'alternative pour eux, si ce n'est plus de morts et de destructions”, a déclaré Steve Witkoff.
Téhéran a rejeté le plan en 15 points proposé par Donald Trump et a soumis une contreproposition aux États-Unis, par l’intermédiaire du Pakistan. Côté iranien, le ton reste ferme. Le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a affirmé que l’Iran comptait “continuer à résister”. La République islamique veut “mettre fin à la guerre à ses propres conditions”, a-t-il insisté, estimant que la simple transmission de messages ne pouvait “en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation”.
Dans ce contexte tendu, Donald Trump a évoqué un geste iranien concernant le détroit d’Ormuz, qu’il a présenté comme un signe d’ouverture. Téhéran aurait autorisé le passage de “huit gros pétroliers” avant d’en laisser finalement passer “dix navires”, un “cadeau” selon le président américain, qui y voit la preuve que Washington “négociait avec les bonnes personnes” en Iran.
Mais dans le même temps, il a également durci le ton sur le plan économique, affirmant que prendre le contrôle du pétrole iranien était “une option”. “C'est une option”, a-t-il répété, évoquant le précédent du Venezuela où les États-Unis auraient mis en place “une sorte d'entreprise commune”.
Donald Trump a exprimé sa frustration vis-à-vis des alliés de l’OTAN, qu’il accuse de ne pas soutenir suffisamment les États-Unis, notamment sur la question du détroit d’Ormuz. “Je suis tellement déçu par l'Otan, parce que ceci était un test pour l'Otan”, a-t-il déclaré, prévenant que les États-Unis “s'en souviendront”. Le secrétaire d’État Marco Rubio a, de son côté, estimé que les alliés devraient être “reconnaissants” envers Donald Trump pour cette opération menée en coordination avec Israël.
Entre annonces de victoire rapide, pression militaire assumée, ouvertures diplomatiques prudentes et menaces économiques, la stratégie de Donald Trump apparaît ambivalente. En alternant pression et ouverture, le président américain cherche à contraindre l’Iran à céder tout en maintenant une option diplomatique et en rassurant les marchés financiers.
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