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Guerre au Moyen-Orient : Trump dénonce une "violation stupide" du cessez-le-feu, l’Iran parle d'une "violation flagrante" de l’accord après des frappes mutuelles

Les tensions repartent entre Washington et Téhéran. Les États-Unis dénoncent une "violation stupide" du cessez-le-feu après l'attaque iranienne contre un navire. L’Iran accuse Washington d’avoir violé le protocole d’accord censé mettre fin aux hostilités, après des frappes américaines menées vendredi 26 juin. Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution revendiquent des représailles contre des positions américaines, tandis que l’accord signé entre Israël, le Liban et les États-Unis suscite une vive contestation.

Le président américain Donald Trump et le président du parlement iranien et chef de l'équipe de négocations iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Crédit : Montage RTL/AFP

AFP

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Une dizaine de jours après la signature d’un protocole entre Washington et Téhéran, les deux camps s’accusent mutuellement de l’avoir violé, sur fond d’escalade militaire et de tensions persistantes au Liban.

L’Iran a dénoncé ce samedi 27 juin une "violation flagrante" du protocole d’accord conclu à la mi-juin avec les États-Unis, après des frappes américaines menées dans la soirée du vendredi 26 juin contre plusieurs sites sur la côte sud du pays. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères affirme que ces bombardements constituent une violation de la Charte des Nations unies ainsi que du protocole d’accord destiné à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. 

Quelques heures plus tôt, les Gardiens de la Révolution avaient annoncé avoir frappé des positions américaines dans la région du Golfe, en représailles aux attaques américaines. Ils préviennent que leur réponse sera "plus large" en cas de nouvelle intervention militaire.

Le vice-président américain JD Vance a, de son côté, averti que toute nouvelle attaque iranienne entraînerait une réponse "par la violence". Il affirme que Téhéran avait accepté le cessez-le-feu et que les différends devaient être réglés par la voie diplomatique.

Les frappes américaines en réponse à une attaque dans le détroit d’Ormuz

Donald Trump a dénoncé vendredi 26 juin une "violation stupide" du cessez-le-feu en vigueur avec l'Iran après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz, qu'il a attribuée à un drone ainsi que des radars côtiers iraniens. 

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L'Iran "a lancé au moins quatre drones d'attaque contre des navires transitant par le détroit d'Ormuz. L'un des drones a frappé de manière substantielle le pont supérieur d'un cargo de grande taille et très coûteux", a écrit le président américain sur sa plate-forme Truth Social, en ajoutant: "Évidemment, c'est une violation stupide de notre accord de cessez-le-feu."

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a rapporté jeudi 25 juin qu'un cargo avait été endommagé par un projectile d'origine inconnue dans le détroit, et la société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié ce navire comme étant le porte-conteneurs Ever Lovely, battant pavillon singapourien. 

Washington présente cette opération comme une riposte à l’attaque, attribuée à Téhéran. Selon le commandement central américain, cette attaque contre un navire commercial constituait une violation du cessez-le-feu.

L’accord entre Israël et le Liban divise profondément

Parallèlement, un autre accord conclu "pour une paix durable" vendredi entre Israël, le Liban et les États-Unis provoque de vives réactions. Le président libanais Joseph Aoun a salué "une première étape" vers le rétablissement de la pleine souveraineté du Liban, promettant la fin de toute "occupation", "subordination” ou "tutelle".

À l’inverse, le Hezbollah rejette fermement ce texte. Son député Hassan Fadlallah estime que son application pourrait conduire le Liban vers une "guerre civile". Selon lui, cet accord remet en cause le protocole signé le 17 juin entre l’Iran et les États-Unis, qui prévoyait l’arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que les habitants ayant quitté les zones désormais contrôlées par l’armée israélienne dans le sud du Liban ne pourront pas y revenir. Il assure que ni le Hezbollah ni la population civile ne seront autorisés à pénétrer dans cette "zone de sécurité".

Manifestations à Beyrouth et tensions diplomatiques persistantes

Dans la nuit de vendredi à samedi, des partisans du Hezbollah sont descendus dans les rues de Beyrouth pour dénoncer l’accord-cadre. Selon les autorités libanaises et des journalistes présents sur place, des convois de motos ont parcouru plusieurs quartiers de la capitale, tandis que certaines routes ont été bloquées avec des pneus enflammés. L’armée libanaise a déployé plusieurs points de contrôle temporaires afin de prévenir tout débordement.

Sur un autre front, les tensions entre les États-Unis et leurs partenaires occidentaux restent également vives. Vendredi, l’Union européenne a assuré qu’elle réagirait "rapidement et avec détermination" si Donald Trump mettait à exécution sa menace d’imposer des droits de douane de 100% aux pays européens taxant les services numériques.

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