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Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite, Donald Trump estime qu'un accord est encore "possible"

Washington va rétablir le blocus des ports iraniens ce mardi 14 juillet, au lendemain d'une troisième nuit de frappes contre son ennemi.

Donald Trump au G7 à Evian le 16 juin 2026

Crédit : Mandel NGAN / AFP

AFP - édité par Juliette Vignaud

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Les États-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". 

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée. Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna. 

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom. "Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes. 

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair. Les sirènes d'alerte avaient été déclenchées plus tôt dans le royaume. 

Deux tankers attaqués

Les Émirats arabes unis ont rapporté des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien. Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible". 

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Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les États-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli. 
Ce blocus entrera en vigueur mardi à 22 heures (heures françaises), selon l'armée américaine. 

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons" transitant par la voie maritime, contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation. 

Pétrole en hausse 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X : "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours". Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables". 

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les États-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole. Les cours se sont envolés lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, s'envolant de plus de 9%. Mardi vers 3h GMT, il gagnait encore 1,32% à 84,40 dollars. 

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord. Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé". 

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