2 min de lecture Zimbabwe

Mort du lion Cecil : le Zimbabwe restreint la grande chasse

La mort du fauve fait apparaître "la nécessité de durcir davantage la réglementation", a indiqué l'autorité des parcs nationaux zimbabwéens.

Le lion Cecil (photo d'illustration)
Le lion Cecil (photo d'illustration) Crédit : ZIMBABWE NATIONAL PARKS / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le Zimbabwe a annoncé samedi des restrictions immédiates sur la grande chasse (lions, éléphants, léopards), désormais interdite près de la réserve animalière de Hwange, sauf dérogation écrite des parcs nationaux, après le tollé provoqué par la mort d'un lion star de la réserve. "La mort illégale du lion icône Cecil hors du parc national de Hwange (...) le 1er juillet a fait apparaître la nécessité de durcir davantage la réglementation sur la chasse dans toutes les aires bordant le parc", a indiqué l'autorité des parcs nationaux zimbabwéens (ZPWMA).

Suspension avec effet immédiat, sauf exceptions

"La chasse aux lions, aux léopards et aux éléphants dans les aires bordant le parc national de Hwange est suspendue avec effet immédiat", ajoute le communiqué. Ce type de chasse ne pourra avoir lieu "qu'avec l'autorisation écrite du directeur général" et "en présence de personnel du parc, les frais incombant au propriétaire de la réserve de chasse", est-il précisé. Le communiqué annonce aussi des restrictions immédiates similaires sur la chasse à l'arc.

Le Zimbabwe a réclamé vendredi l'extradition de Walter Palmer, riche dentiste américain du Minnesota (nord des États-Unis) qui a tué début juillet le lion Cecil, spécimen protégé et attraction vedette du parc Hwange (ouest), près des célèbres chutes Victoria. Mâle dominant du parc, Cecil, remarquable par sa crinière noire mais peu connu des Zimbabwéens, était équipé d'un collier émetteur, dans le cadre de recherches universitaires sur la longévité des lions. Le dentiste américain, venu du Minnesota pour s'adonner à sa passion de la chasse à l'arc, l'a tué le 1er juillet sur une réserve de chasse privée où, selon l'organisateur du safari, le lion s'était aventuré sans avoir été appâté. 

Mobilisation générale

M. Palmer a affirmé s'être aperçu qu'il s'agissait d'un spécimen protégé une fois l'animal mort, quand il s'est approché et a découvert le collier GPS. Il est reparti avant que le scandale n'éclate, prenant des dispositions pour qu'on lui expédie son trophée, la tête de l'animal débarrassée de son collier. La mort du lion a suscité une virulente campagne visant personnellement le chasseur, mais aussi la chasse en général, et ses soutiens politiques. Les safaris de grande chasse, popularisés entre autres par le président américain Theodore Roosevelt ou son compatriote écrivain Ernest Hemingway, sont prisés par une petite clientèle étrangère prête à payer plusieurs dizaines de milliers de dollars pour assouvir sa passion.

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