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Migrants : "Majoritairement, les peuples n'en veulent pas", dit Olivier Mazerolle

ÉDITO - En Allemagne, Angela Merkel a sauvé sa coalition, mais à quel prix ? Olivier Mazerolle revient sur la crise migratoire européenne.

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"Majoritairement, les peuples ne veulent pas de migrants", dit Mazerolle Crédit Image : GERARD JULIEN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle Journaliste RTL

Marine Le Pen, qui était au micro de RTl ce mardi 3 juillet, retrouve des couleurs. Sa stratégie politique sur l'immigration est confortée par les derniers événements en Europe : la dégringolade spectaculaire d'Angela Merkel en est l'illustration la plus flagrante. Il y a trois ans, la chancelière accueillait les migrants à bras ouverts.

Aujourd'hui pour sauver son pouvoir, elle capitule. Après avoir subi l'entrée de l'extrême-droite au "bundestag", elle va faire enfermer les migrants dans des zones de transit avant de les renvoyer dans les pays européens les plus proches.

Celle qui était présentée comme l'honneur de l'Europe en arrive à ouvrir des camps d'internement, et, pas n'importe où : en Allemagne. Il ne faut certes pas tout mélanger, mais, tout de même, des camps d'internement en Allemagne, quelle glissade ! En fait, Angela Merkel se rallie au mouvement observé partout en Europe : majoritairement, les peuples ne veulent pas de migrants.

Les leçons de morale renforcent l'hostilité des électeurs

En France, le FN, devenu Rassemblement national, le disait depuis plus de trente ans : voilà pourquoi Marine Le Pen a retrouvé de la sérénité. Elle peut dire : "voyez comme nous avions raison, nous avions sonné l'alarme et nous n'avons pas été écoutés". Les moralisateurs dénoncent la "lepénisation" des esprits et ça ne sert à rien : les leçons de morale renforcent l'hostilité des électeurs. En France, comme ailleurs en Europe, ils se sentent méprisés par des élites condescendantes. 

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Indifférents ou impuissants, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, n'ont pas fait grand chose pour répondre aux craintes sur la perte d'identité et pour renforcer les chances de l'intégration. Ils ont laissé les électeurs dériver vers le discours du FN et le refus de nouveaux arrivants. Il y a eu plus de 1.000 morts en Méditerranée depuis le début de l'année, mais ça n'émeut plus grand monde. La peur de la fuite en avant s'impose, la question migratoire est devenue l'enjeu numéro un des prochaines élections européennes qui auront lieu dans un an.

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