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Méditerranée : près de 3.700 migrants sauvés par la France et l'Italie ce samedi 2 mai

Les gardes-côtes italiens ont coordonné samedi 2 mai le sauvetage de près de 3.700 migrants. De nouvelles opérations étaient en cours ce dimanche.

Les gardes-côtes italiens en pleine opération de sauvetage le 2 mai 2015 au large des côtes libyennes.
Les gardes-côtes italiens en pleine opération de sauvetage le 2 mai 2015 au large des côtes libyennes.
Crédit : GUARDIA COSTIERA / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ce samedi 2 mai, les gardes-côtes italiens ont coordonné, avec le concours d'un patrouilleur français, le sauvetage de près de 3.700 migrants, un total parmi les plus élevés de ces dernières années. Ce bilan n'est cependant pas isolé : lors de leurs deux dernières journées "très chargées", les gardes-côtes italiens avaient coordonné le sauvetage de 3.791 migrants le 12 avril et de 2.850 le 13 avril.

En revanche, trois migrants qui tentaient de gagner l'Europe ont péri noyés samedi quand leur embarcation a chaviré au large des côtes égyptiennes. Les 31 passagers qui ont pu être secourus ont été arrêtés, ont annoncé les autorités égyptiennes.

Ce dimanche 3 mai, d'autres opérations de secours étaient en cours, ont annoncé les gardes-côtes, qui refusent toujours de donner des précisions avant la fin de ces sauvetages toujours délicats compte tenu de l'état de délabrement et de surcharge des embarcations.

779 migrants attendus lundi en Italie

Pour la première fois samedi, le patrouilleur français Commandant Birot, envoyé la semaine dernière pour renforcer le dispositif européen en Méditerranée, à la suite d'une série de naufrages dévastateurs en avril, a participé aux opérations. Il a secouru 219 migrants qui se trouvaient à bord de trois embarcations différentes. Deux d'entre eux ont été désignés par les autres comme faisant partie des passeurs.

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Le patrouilleur est désormais attendu vers 17h au port de Crotone, en Calabre (sud de l'Italie), où les migrants secourus et les deux passeurs présumés doivent être pris en charge par les autorités italiennes. En plus du patrouilleur français, les opérations de samedi ont mobilisé quatre navires des garde-côtes italiens, deux navires de la marine italienne, deux cargos, deux navires de la police douanière italienne et deux remorqueurs. La frégate Bersagliere de la marine militaire était ainsi attendue lundi vers 08h Reggio de Calabre à la pointe sud de l'Italie, avec à bord 779 migrants, dont plus d'une centaine de femmes et des mineurs. Certains des autres migrants secourus samedi sont arrivés dans la nuit sur l'île italienne de Lampedusa, la plus proche des côtes africaines, tandis que la plupart débarqueront entre dimanche et lundi en Sicile. 

"L'une des pires crises humanitaires depuis la Seconde guerre mondiale"

Plusieurs centaines de migrants, essentiellement africains mais aussi pour beaucoup syriens, partis pour la plupart de Libye, où le chaos laisse les mains libres aux passeurs, arrivent ainsi chaque jour sur les côtes italiennes. À la suite d'une série de naufrages ayant fait plus de 1.200 morts en avril, les dirigeants européens réunis en sommet extraordinaire le 23 avril ont décidé de renforcer la présence de l'UE en mer en triplant le budget de l'opération européenne Triton, qui était jusqu'alors de 3 millions d'euros par mois.

Ce programme géré par Frontex, l'agence européenne de contrôle des frontières, avait supplanté "Mare Nostrum", l'opération italienne nettement plus ambitieuse mise en place un an plus tôt. La différence s'est fait sentir lors des premiers mois de l'année : entre janvier et avril, le nombre d'arrivées en Italie a tourné autour de 25.000 en 2015 comme en 2014, mais le nombre de morts et de disparus a été multiplié par 20, passant de 96 à 1.780 selon l'Organisation pour les migrations internationales (OIM).

Le 27 avril, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est rendu sur un navire militaire italien au large de la Sicile, où il a évoqué "l'une des pires crises humanitaires depuis la Seconde guerre mondiale". "Des milliers de personnes se noient. Ces sont les plus pauvres et les plus vulnérables, et ils risquent leur vie (...) pour la plus petite possibilité d'opportunité. Cela nous donne vraiment une leçon d'humilité", avait-il ajouté le lendemain au Vatican après avoir partagé son "choc" avec le pape François.

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