2 min de lecture Armée

Mali : un soldat français tué lors d'un "accrochage avec des terroristes"

Le soldat tué provenait du 6e régiment du génie d'Angers, précise un communiqué de l'Élysée.

Un soldat de l'armée française au Sahel (illustration)
Un soldat de l'armée française au Sahel (illustration) Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

L'Élysée a annoncé la mort d'un soldat français en opération au Mali, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 avril. Il a été tué lors d'un "accrochage avec des terroristes" survenu dans le sud-est du pays. Selon le communiqué de la présidence de la République, l'homme tué est Julien Barbé, un caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers.

François Hollande "salue le sacrifie" de ce soldat tué "dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens". Il adresse en outre ses "sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses frères d'armes".


Le drame s'est produit vers 16h30 quand "un véhicule blindé léger engagé dans cette opération a subi une attaque par un engin explosif", précise le ministère de la Défense. "L'explosion a blessé légèrement deux soldats qui ont été immédiatement secourus par les équipes médicales de la Force" puis "le détachement de génie a été déployé pour prendre les mesures de sauvegarde suite à l'explosion et permettre la reprise de l'opération". Toujours selon le ministère, c'est "pendant ce travail" que "le détachement a été pris à partie par des tirs directs, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé". Ces militaires, engagés dans la force Barkhane au Sahel, participaient depuis le 27 mars à une opération dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao".

Opération Barkhane

Ces militaires participaient depuis le 27 mars, en coopération avec des partenaires maliens et burkinabés, à une mission dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao. Cette intervention s'inscrit dans le cadre l'opération Barkhane qui mobilisent 4.000 hommes de l'armée française dans cinq pays du Sahel, notamment le Mali. En 2016, ce déploiement a permis de mener 125 opérations dans cette zone couvrant aussi la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Les forces tricolores y opèrent seules ou en coopération avec des forces locales. Dans certains de ces pays, la France combat directement le mouvement jihadiste nigérian Boko Haram. "Le Président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel. Il réitère le soutien de la France au Mali et à la force des Nations Unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix", ajoute le communiqué de l'Élysée.

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La mort de ce soldat porte à dix-sept le nombre de militaires français tués au Mali depuis l'intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération Barkhane. Dans la nuit du 4 au 5 novembre, un sous-officier français du 515e régiment de la Braconne avait été tué dans le nord du Mali par l'explosion d'une mine. L'attaque avait été revendiquée le groupe Ansar Dine, lié à Al-Qaïda. Le 24 décembre dernier, à Gao, une humanitaire française, Sophie Pétronin, a été enlevée par des hommes armés. La sexagénaire dirigeait une association d'aide à l'enfance et son enlèvement n'a jamais été revendiqué. 

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