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L'Assemblée générale de l'ONU
Crédit : TIMOTHY A. CLARY / AFP
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La décision de l'Assemblée générale de l'ONU a provoqué la colère d'Israël, vendredi 10 mai. Elle a jugé que les Palestiniens mériteraient de devenir membres à part entière de l'organisation, ce qui leur donnerait quelques droits supplémentaires. Une véritable adhésion des Palestiniens est toujours bloquée par les États-Unis.
"Je me suis tenu des centaines de fois à cette tribune, souvent dans des circonstances tragiques, mais aucune comparable à ce que mon peuple vit aujourd'hui", a lancé l'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour. Cette résolution "aura un impact important sur l'avenir du peuple palestinien", même si, en elle-même, elle "ne rend pas justice à l'État de Palestine" qui reste observateur, a ajouté l'ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Issa Abushahab, au nom des pays arabes.
Depuis 2012, les Palestiniens possèdent le statut "d'État non membre observateur". Avec la guerre à Gaza, ils avaient relancé, en avril 2024, leur requête de 2011 pour devenir un État membre à part entière des Nations unies. Pour ce faire, ils doivent obtenir un vote à l'Assemblée générale à la majorité des deux tiers, mais aussi une recommandation positive du Conseil de sécurité. Les États-Unis y ont mis leur veto le 18 avril.
La résolution, présentée par les Émirats arabes unis, adoptée par 143 voix pour, 9 contre et 25 abstentions, "constate que l'État de Palestine remplit les conditions requises pour devenir membre" de l'ONU, et "devrait donc être admis à l'Organisation". Elle demande que le Conseil de sécurité "réexamine favorablement la question".
Les États-Unis, qui s'opposent à toute reconnaissance en dehors d'un accord bilatéral entre les Palestiniens et leur allié israélien, ont prévenu que si la question retournait au Conseil, ils s'attendent "à un résultat similaire à avril".
Le texte octroie, "à titre exceptionnel et sans que cela constitue un précédent", une série de "droits et privilèges supplémentaires" aux Palestiniens à partir de la 79e session de l'Assemblée en septembre. Par exemple, cette résolution permettra aux Palestiniens de soumettre directement des propositions et des amendements, sans passer par un pays tiers, mais aussi de siéger parmi les États membres. En revanche, ils n'auront pas le droit de voter et d'être membre du Conseil de sécurité.
Ces mesures, largement symboliques, ont été fustigées par Israël, dont le gouvernement rejette la solution à deux États. À la tribune, l'ambassadeur israélien Gilad Erdan a accusé l'Assemblée de "donner les droits d'un État à une entité déjà partiellement contrôlée par des terroristes".
Les États-Unis, qui ont voté contre, avaient également largement exprimé leurs réserves sur l'initiative. Les Américains estiment toujours que "des mesures unilatérales à l'ONU et sur le terrain" ne permettront pas d'avancer vers une paix durable et une solution à deux États.
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