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Le fils de la princesse de Norvège Mette-Marit condamné à quatre ans de prison pour viols

Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, a été condamné à quatre ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de deux viols, ainsi que de violences contre une ancienne compagne, de menaces et d’infractions routières. Cette affaire, qui a profondément embarrassé la monarchie norvégienne, a mis en lumière la vie d’excès du jeune homme et fragilisé un peu plus l’image de la famille royale.

Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège Mette-Marit, le 16 juin 2022

Crédit : HAKON MOSVOLD LARSEN / NTB / AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, a été reconnu coupable ce lundi 15 juin de deux des quatre viols pour lesquels il était jugé. Il a été condamné à quatre ans de prison ferme.

La peine prononcée porte aussi sur des violences répétées contre une ancienne compagne, des menaces et des infractions routières. L’un des deux viols retenus remonte à 2018 et aurait été commis au domicile du couple princier, à Skaugum.


Dans cette affaire retentissante, qui a terni l’image de la monarchie norvégienne, Marius Høiby comparaissait pour 40 chefs d’accusation. Né d’une relation antérieure au mariage de sa mère, Mette-Marit, avec le prince héritier Haakon en 2001, il ne fait pas partie de la famille royale au sens strict.

Marius Høiby en détention provisoire depuis début février

Âgé de 29 ans, sans fonction officielle ni profession stable, Marius Borg Høiby contestait les accusations les plus graves, à savoir les viols de quatre femmes qui n’étaient pas en état de résister, ainsi que des violences répétées contre une ancienne compagne.

Pour des raisons de santé non précisées, Marius Høiby, placé en détention provisoire depuis début février, n’a pas assisté physiquement à la lecture du verdict. Il l’a suivie en visioconférence depuis sa prison.

Le parquet avait requis sept ans et sept mois de prison. La défense, elle, avait demandé son acquittement sur les accusations de viol et plaidé pour une peine d’un an et demi de prison pour les autres faits.

Høiby avait en revanche reconnu plusieurs chefs d’accusation, notamment le transport de 3,5 kg de marijuana, des atteintes à l’intégrité physique et des menaces.

Une vie d'excès et un accusé "qui se croit tout permis"

Le procès, qui s’est tenu du 3 février au 19 mars, a mis en lumière la vie d’excès du jeune homme, propulsé très tôt dans la sphère publique par la relation entre Mette-Marit et Haakon, alors qu’il n’avait que trois ans. "Je suis surtout connu comme le fils de ma mère, pas comme autre chose. J'ai donc eu un besoin de reconnaissance extrêmement élevé toute ma vie", a-t-il déclaré au deuxième jour du procès.

"Et ça s'est traduit par beaucoup de sexe, beaucoup de drogues et beaucoup d'alcool", a-t-il ajouté. Selon l’accusation, les viols reprochés auraient été commis entre 2018 et 2024, après des soirées festives au cours desquelles Høiby avait consommé de l’alcool et des stupéfiants. À chaque fois, des relations sexuelles consenties auraient été suivies d’autres actes, cette fois illégaux, alors que les jeunes femmes semblaient endormies.

Les débats ont notamment porté sur l’état de conscience des victimes présumées et sur ce que Høiby était en mesure de percevoir au moment des faits. Dans son réquisitoire, le procureur Sturla Henriksbø a décrit un accusé "qui se croit tout permis".

Malgré des explications confuses et des trous de mémoire, Høiby a répété n'avoir pas "pour habitude d'avoir des rapports sexuels avec des femmes qui dorment". Il a également dénoncé la pression médiatique qui, selon lui, a fait de lui "un monstre", "cible de la haine de toute la Norvège".

La monarchie norvégienne dans l’embarras

L’affaire éclate le 4 août 2024, lorsque Høiby est arrêté, soupçonné d’avoir agressé sa compagne la nuit précédente dans un quartier huppé d’Oslo. La presse publie alors la photo d’un couteau planté dans un mur et celle d’un lustre brisé au sol.

Par la suite, une autre femme, l’influenceuse Nora Haukland, affirme avoir elle aussi subi des violences physiques et psychologiques, décrites par l’accusation comme un "régime de terreur". Au procès, Høiby reconnaît que la jalousie peut lui faire perdre la tête.

C’est en analysant ses téléphones et ses ordinateurs que les enquêteurs ont retrouvé des vidéos documentant ce qu’ils considèrent comme des viols. 

Même s’il ne fait pas formellement partie de la Maison royale, Høiby a plongé la monarchie norvégienne dans l’embarras. L’affaire a contribué à fragiliser le soutien de l’opinion publique, qui reste toutefois relativement élevé. Elle s’inscrit dans une série d’autres scandales, notamment les récentes révélations sur une correspondance suivie entre Mette-Marit et le criminel sexuel Jeffrey Epstein entre 2011 et 2014, alors que le financier américain avait déjà été condamné pour sollicitation de prostitution auprès d’une mineure.

Atteinte d’une maladie pulmonaire incurable, la princesse de 52 ans a vu son état de santé se dégrader nettement ces derniers mois, au point d’être placée sur une liste d’attente pour une délicate transplantation.

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