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La princesse Mette-Marit de Norvège a subi une transplantation "réussie" des poumons

La princesse héritière de Norvège, Mette-Marit, a subi avec succès une greffe des poumons, selon le Palais royal. Atteinte d’une forme rare de fibrose pulmonaire depuis plusieurs années, elle doit désormais observer plusieurs semaines d’hospitalisation, tandis que son époux, le prince héritier Haakon, allège son agenda pour l’accompagner.

La princesse norvégienne Mette-Marit, le 2 décembre 2025 à Oslo

Crédit : Stian Lysberg Solum / NTB / NTB via AFP

AFP - édité par Eléonore Aparicio

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La princesse héritière de Norvège, Mette-Marit, souffrant d’une grave maladie pulmonaire, a subi une greffe des poumons jugée "réussie", a indiqué mercredi 17 juin le Palais royal. "La transplantation pulmonaire a jusqu’à présent été une réussite", a affirmé Arnt Fiane, chef du service de chirurgie thoracique de l’Hôpital national d’Oslo, dans un communiqué relayé par le Palais.

Âgée de 52 ans, Mette-Marit avait révélé en 2018 être atteinte d’une forme rare de fibrose pulmonaire. Cette maladie entraîne des difficultés respiratoires et peut conduire à une transplantation lorsque les médecins estiment qu’il ne reste plus qu’un à deux ans d’espérance de vie sans intervention. Son état de santé s’était récemment aggravé, au point de l’amener à réduire ses obligations officielles.

Le 5 juin, ses médecins avaient annoncé son inscription sur liste d’attente pour une greffe, présentée comme une solution de dernier recours. "Nous sommes très heureux que tout se soit bien passé jusque-là", a déclaré Are Holm, responsable du service de pneumologie de l’Hôpital national.


Comme tout patient venant d’être greffé, la princesse héritière doit désormais rester hospitalisée plusieurs semaines. Cette phase post-opératoire doit permettre d’ajuster les traitements, de surveiller d’éventuelles complications et d’accompagner sa rééducation, a précisé le médecin. Le prince héritier Haakon, son époux et futur roi de Norvège, va de son côté alléger son agenda afin de rester à ses côtés pendant sa convalescence.

Une famille royale secouée par les épreuves

L'annonce représente une éclaircie bienvenue pour la famille royale norvégienne qui a connu son lot de scandales et de problèmes ces derniers temps.
Lundi, le fils de Mette-Marit, Marius Borg Høiby, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d'accusation, y compris des violences, des menaces, des atteintes à l'intégrité physique et une infraction de la loi sur les stupéfiants.

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Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère avec le prince héritier Haakon en 2001, l'homme de 29 ans, qui n'appartient pas formellement à la Maison royale et n'a ni titre ni engagement officiel, conteste les accusations les plus graves. Ses avocats ont annoncé qu'il allait faire appel. Høiby a à plusieurs reprises demandé sa mise en liberté pour pouvoir être auprès de sa mère, mais la justice a jusqu'à présent refusé.

La princesse Ingrid Alexandra, un des deux enfants nés du mariage de Mette-Marit et Haakon, a quant à elle momentanément interrompu ses études en Australie pour être au chevet de sa mère.

Une monarchie fragilisée par les affaires

Aux problèmes de santé et déboires judiciaires s'ajoutent les révélations par les médias norvégiens, en début d'année, des liens amicaux et de la correspondance soutenue que Mette-Marit a entretenus avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein de 2011 à 2014. Le financier américain avait déjà été condamné pour sollicitation de prostitution auprès d'une mineure.

"On ne peut qu'espérer que la famille royale retrouve une certaine sérénité maintenant que cette opération a eu lieu", a déclaré Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen, expert de la royauté, à l'AFP. Le soutien de l'opinion publique à la monarchie a été affecté par les affaires mais il reste relativement élevé: selon un sondage publié en mai, 64% des Norvégiens continuent de soutenir ce régime.

Ils sont 29% à souhaiter un changement de régime après la fin du règne du roi Harald, populaire mais à la santé, lui aussi, fragile à 89 ans, contre 60% qui préfèrent le statu quo."Ca a bien sûr été une période turbulente", a souligné M. Schulsrud-Hansen "mais, globalement, la famille royale a conservé de la sympathie vu l'état de santé de la princesse héritière".

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