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La France va accueillir 10.000 réfugiés d'ici octobre 2019

La France s'est engagée à accueillir 10.000 réfugiés d'ici octobre 2019, dont 3.000 issus de missions de protection au Niger et au Tchad.

Emmanuel Macron le 4 octobre 2017 à Égletons (Corrèze).
Emmanuel Macron le 4 octobre 2017 à Égletons (Corrèze). Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Au total, l'Hexagone "ouvrira sur les deux prochaines années 10.000 places" pour ces réfugiés "réinstallés" depuis le Niger, le Tchad, mais aussi de Turquie, du Liban et de Jordanie, a annoncé Emmanuel Macron ce lundi 9 octobre. Parmi ces 10.000 réfugiés, 3.000 seront issus des "missions de protection avancées" de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) au Niger et au Tchad qui débuteront "dans les prochaines semaines", a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué.

La France va en effet démarrer des missions dans ces deux pays pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d'asile, sur des listes proposées par le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR). Des missions qui visent aussi à "mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques" non éligibles au droit d'asile.

En septembre, l'envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, avait demandé que la France "clarifie au plus tôt" son engagement sur le nombre de réfugiés qu'elle compte aller chercher au Niger et au Tchad, estimant le nombre de "personnes vulnérables" ayant besoin d'un transfert à "83.500 au Tchad et 10.500 au Niger". 

Mieux accueillir les demandeurs d'asile

Emmanuel Macron a également rappelé que la France voulait mieux accueillir ceux qui ont droit à l'asile mais expulser de manière "beaucoup plus rigoureuse" les migrants économiques, qui eux n'ont pas droit à ce statut.

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"Je souhaite qu'on accueille mieux ceux qui peuvent demander asile, qu'on accélère les délais administratifs qui sont inhumains et inefficaces, avoir des programmes d'intégration à la langue, au logement, au travail et qu'on soit aussi beaucoup plus rigoureux dans la reconduite aux frontières de ceux qui n'ont pas droit à cette procédure", a détaillé le président de la République.

Pas de centre d'accueil en Libye

Il a enfin annoncé une augmentation de 10 millions d'euros des concours de la France au HCR et à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), notamment pour appuyer leurs actions en Libye pour une protection des personnes "au plus près des zones de conflits". "L'Europe doit construire un espace commun de protection et de solidarité en créant un Office européen de l'asile et un programme commun d'intégration et de formation des réfugiés", a-t-il répété.

Paris estime cependant, à l'heure actuelle, impossible pour l'instant d'installer en Libye des centres d'accueil en raison de l'insécurité sur place. Cette décision de principe avait été actée fin août lors d'un mini-sommet à l'Élysée avec les dirigeants de plusieurs pays européens, du Niger et du Tchad.

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