1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. La dernière journée de Donald Trump placée sous le signe du pardon ?
2 min de lecture

La dernière journée de Donald Trump placée sous le signe du pardon ?

ÉCLAIRAGE - Donald Trump pourrait profiter de ses ultimes instants à la Maison Blanche pour utiliser largement son pouvoir de grâce présidentiel.

Illustration de Donald Trump dans le Bureau oval
Illustration de Donald Trump dans le Bureau oval
Crédit : MANDEL NGAN / AFP
Thomas Pierre

Ce mardi 19 janvier est la dernière journée de Donald Trump à la Maison Blanche. Un moment que les présidents américains consacrent le plus souvent aux grâces présidentielles. Et sur ce point, le républicain, qui n'assistera pas à l'investiture de son successeur mercredi, ne compte manquer à la tradition. 

Pour ses derniers instants, le milliardaire pourrait même frapper un grand coup en accordant un pardon jusqu'à une centaine de personnes, selon plusieurs médias. Ces derniers mois, Donald Trump a déjà exonéré des collaborateurs et des proches, certains ayant été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

Mise à part ses enfants, son gendre Jared Kushner ou son avocat Rudolph Giuliani, ces grâces pourraient également concerner Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le rappeur Lil Wayne, qui risque jusqu'à 10 ans de prison pour possession d'une arme à feu, un célèbre médecin de Floride condamné pour fraude, ou son ancien conseiller tombé en disgrâce Steve Bannon.

Selon le New York Times, cette clémence présidentielle pourrait aussi concernée Sholam Weiss, un escroc condamné en 2000 à 800 ans de prison pour "racket, fraude électronique et blanchiment d'argent" en lien avec des malversations de très grande ampleur, "qui avaient siphonné(es) 450 millions de dollars d'une compagnie d'assurance, entraînant son effondrement".

Des pardons négociés ?

À lire aussi

La liste des bénéficiaires devrait être communiquée dans la journée mardi. Mais la manière dont Donald Trump et la Maison Blanche distribueraient ce "presidential pardon" questionne déjà. En décembre dernier, CNN révélait qu'une enquête du ministère de la Justice était en cours après des suspicions de l'existence d'un "comité politique associé à l'échange d'une grâce présidentielle". En clair, l'administration Trump pourrait avoir négocié les pardons en amont avec ses futurs récipiendaires. 

Autre sujet potentiellement polémique, le président Trump pourrait aussi être tenté de se gracier lui-même, ou certains des assaillants contre le Capitole le 6 janvier. S'il venait à s'auto-pardonner, ce serait une (autre) première dans l'Histoire américaine. Un temps envisagée par Nixon, cette solution n'avait en 1974 pas été retenue. Sans précédent, une telle décision aurait entraîné la saisie quasi-automatique de la Cour Suprême. Ce qui pourrait aussi être le cas pour Donald Trump. 

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/