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Jeux Olympiques : ce que l'on sait de l'affaire de l'athlète biélorusse menacée par Minsk

ÉCLAIRAGE - L'athlète biélorusse, Krystsina Tsimanouskaya, s'est dite "en sécurité" dimanche soir, après avoir affirmé être contrainte à se retirer des JO de Tokyo et menacée d'un départ forcé pour avoir critiqué sa fédération.

 La Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya concourant dans les séries éliminatoires du 100 m femmes lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au stade olympique de Tokyo le 30 juillet 2021.
La Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya concourant dans les séries éliminatoires du 100 m femmes lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au stade olympique de Tokyo le 30 juillet 2021.
Crédit : Javier SORIANO / AFP
Thomas Pierre & AFP

Quand la répression en Biélorussie s'invite aux JO de Tokyo. L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya assurait dimanche qu'elle avait été conduite de force par des membres de sa fédération à l'aéroport afin de prendre un vol pour Minsk. Un peu plus tôt, la sprinteuse de 24 ans annonçait avoir été contrainte de suspendre sa participation aux Jeux olympiques par le sélectionneur de l'équipe biélorusse Iouri Moïseïevitch. 

La raison à cette agitation soudaine : Krystsina Tsimanouskaya se serait retrouvée menacée d'un départ pour avoir critiqué sa fédération sur les réseaux sociaux. "On m'a dit qu'il fallait que je parte pour que tout le monde soit tranquille et poursuive la compétition" pour la Biélorussie, a-t-elle déclaré au média en ligne by.tribuna.com.

Cette semaine, la sportive avait en effet violemment critiqué la Fédération biélorusse d'athlétisme, en affirmant avoir été forcée à participer au relais 4x400 mètres, alors qu'elle était censée initialement courir le 100 mètres et le 200 mètres, car deux autres athlètes n'avaient pas réalisé un nombre suffisant de contrôles antidopage, selon elle.

"J'ai peur qu'on puisse me mettre en prison"

"Pourquoi nous devons payer pour vos erreurs? (...) C'est de l'arbitraire", s'est-elle aussi insurgée dans un post sur Instagram. "Je n'aurais jamais réagi de manière si sévère, si on m'avait dit à l'avance, expliqué toute la situation et demandé si j'étais capable de courir un 400 mètres. Mais on a décidé de tout faire dans mon dos", a-t-elle écrit dans un post séparé.

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"J'ai peur qu'on puisse me mettre en prison" en Biélorussie, a-t-elle encore déclaré au média en ligne by.tribuna.com. Cet incident intervient alors que le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko poursuit sans relâche une répression visant opposants, journalistes et militants, avec l'espoir de mater définitivement le mouvement de contestation historique de 2020 contre sa réélection à un cinquième mandat.

Selon le comité olympique biélorusse dirigé par Viktor Loukachenko, fils du président Alexandre Loukachenko, l'athlète a dû suspendre sa participation aux JO sur "décision des médecins, en raison de son état émotionnel et psychologique". Une déclaration qualifiée aussitôt de "mensonge" par l'athlète devant la presse à l'aéroport.

"Je suis en sécurité"

"Le CIO (comité international olympique) et Tokyo-2020 ont parlé directement à Krystsina Tsymanouskaya ce soir. Elle est avec les autorités à l'aéroport d'Haneda et accompagnée par un membre de l'équipe de Tokyo-2020. Elle nous a dit qu'elle se sentait en sécurité", a confirmé dimanche sur Twitter le CIO, que l'athlète avait exhortée à intervenir dans une vidéo sur Instagram.

"Je suis en sécurité et on est en train de décider où je vais passer cette nuit", a déclaré l'athlète dans un communiqué publié peu après 17h par la Fondation biélorusse de solidarité sportive, qui a révélé cette affaire et indiqué avoir sollicité la police japonaise pour empêcher ce départ.

Elle avait ajouté que Krystsina Tsimanouskaya envisageait de demander l'asile politique auprès de l'ambassade d'Autriche à Tokyo. Pour sa part, un porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP que "jusqu'à présent aucun contact n'a été établi entre l'athlète mentionnée et l'ambassade d'Autriche à Tokyo".

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