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Un manifestant iranien à Téhéran, le 30 décembre 2017
Crédit : AP/SIPA
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Un membre des forces de sécurité iraniennes a été tué "à l'arme blanche et par balles" dans l'ouest du pays. "Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l'arme blanche et par balles dans la ville de Harsin, lors d'un rassemblement d'émeutiers armés", a communiqué samedi 3 janvier l'agence de presse iranienne Mehr, reprenant une annonce des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.
Cet événement s'est déroulé au septième jour de la mobilisation nationale. Initialement liée à la vie chère, elle s'est élargie à des revendications politiques ciblant le régime des mollahs.
La contestation en Iran touche, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l'ouest et le sud-ouest du pays.
Six personnes sont mortes après des affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre. Trente personnes ont été accusées de "troubles à l'ordre public" et arrêtées.
La mobilisation a commencé par les commerçants du centre de Téhéran pour protester contre la dégradation de la situation économique dans le pays, entre sanctions occidentales et rapide dépréciation de la monnaie nationale. Ils "réclament une intervention immédiate du gouvernement pour enrayer les fluctuations du taux de change et définir une stratégie économique claire", a précisé Ilna, un média proche des milieux ouvriers.
Au troisième jour de mobilisation, mardi 30 décembre, les étudiants ont rejoint le mouvement social avec des manifestations dans au moins dix universités du pays. Sept sont situées à Téhéran.
Le lendemain, le mercredi 31 décembre, le procureur général de la République islamique a mis en garde, affirmant que le pouvoir judiciaire fera preuve de "fermeté" si les manifestations contre la vie chère en Iran étaient instrumentalisées à des fins de "déstabilisation".
Le président américain, Donald Trump, s'est immiscé dans cette crise en promettant que les États-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région.
"Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi 2 janvier Donald Trump sur son réseau Truth Social.
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