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Il dénonce les inégalités et les défaillances du système éducatif :. comment le "Parti du peuple cafard" est devenu le symbole de la contestation en Inde

À New Delhi, l'arrestation du fondateur du "Parti du peuple cafard" révèle l'ampleur d'un mouvement de jeunesse né d'une insulte et devenu le symbole d'une contestation contre le chômage, la corruption et les failles du système éducatif indien.

Abhijeet Dipke, fondateur du Cockroach Janta Party (CJP) lors d'une manifestation le 2 octobre 2026.

Crédit : Indranil MUKHERJEE / AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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À New Delhi, le fondateur du "Parti du peuple cafard", Abhijeet Dipke, a été interpellé samedi 10 octobre avant une manifestation non autorisée organisée pour demander la démission du président de la commission électorale, a indiqué son parti. Le jeune militant est devenu en quelques mois l'une des figures d'un mouvement de la jeunesse qui dénonce les inégalités, la corruption et les défaillances du système éducatif. 

Tout commence en mai 2026, lorsque le président de la Cour suprême indienne provoque l'indignation en qualifiant de "cafards" les jeunes chômeurs. Le magistrat a ainsi provoqué la colère d'une génération confrontée à un chômage important et à des perspectives d'avenir incertaines. 

Abhijeet Dipke, un étudiant d'une trentaine d'années, décide alors de retourner cette insulte contre ceux qui l'ont prononcée et fonde le Cockroach Janta Party (CJP), littéralement le "Parti du peuple cafard".

Le "Parti des cafards", symbole de la colère des jeunes Indiens

D'abord né sur les réseaux sociaux, ce mouvement satirique prend rapidement une dimension politique. Son nom volontairement provocateur devient un symbole de résistance pour des jeunes qui estiment ne plus être écoutés par les institutions. Le mouvement attire des sympathisants bien au-delà des cercles étudiants et organise des mobilisations dans plusieurs régions du pays. 

L'éducation est l'un de ses principaux combats. Les militants dénoncent notamment la dégradation des écoles publiques, le manque d'enseignants, les bâtiments délabrés et les fraudes qui entachent certains examens. À travers des vidéos diffusées sur Internet et des visites d'établissements scolaires, ils cherchent à montrer le décalage entre les ambitions affichées par le gouvernement et la réalité quotidienne de nombreux élèves indiens.

Les revendications du mouvement dépassent désormais la seule question de l'éducation. Le chômage des diplômés, la corruption et le fonctionnement des institutions démocratiques occupent une place croissante dans ses mobilisations. Le Parti des cafards s'inscrit ainsi dans une contestation plus large du gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

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