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Guerre en Iran : Emmanuel Macron n'a "pas la confirmation" d'un déploiement de mines navales dans le détroit d'Ormuz

Alors que Washington accuse l'Iran de vouloir miner le détroit d'Ormuz, le chef de l'État déclare n'avoir reçu aucune confirmation de la part des services de renseignement français ou alliés.

Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 afin de discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026.

Crédit : Gonzalo Fuentes / POOL / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Emmanuel Macron a assuré, mercredi 11 mars, qu'il n'avait "pas la confirmation, ni par des services partenaires ni par nos propres services" de renseignement de l'utilisation de mines navales par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, estimant que "ce serait un choix lourd" que ferait Téhéran.

Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran risquait des "conséquences militaires sans précédent" s'il déposait des mines dans le détroit d'Ormuz, une zone largement contrôlée par Téhéran. Peu après, l'armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux iraniens poseurs de mines à proximité du détroit.

Selon le commandement central américain, ces embarcations auraient été ciblées lors de frappes menées dans la nuit du 10 mars, alors que Washington affirme avoir détecté des préparatifs iraniens pour miner ce passage stratégique du Golfe. 

400 millions de barils des réserves stratégiques débloqués

Plusieurs sources de renseignement américaines évoquent également la possibilité que quelques dizaines de mines aient déjà été déployées ces derniers jours dans la zone, même si aucune confirmation indépendante n'a encore été apportée. 

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Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la consommation mondiale de pétrole, est considéré comme l'un des points les plus sensibles du commerce énergétique mondial. Le détroit est en grande partie paralysé depuis les attaques coordonnées par les États-Unis et Israël contre l'Iran. 

Face à la situation, les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AEI), soutenus par les dirigeants du G7 réunis sous l'impulsion d'Emmanuel Macron, ont décidé de mettre sur le marché 400 millions de barils issus des réserves stratégiques afin de stabiliser les prix et compenser les perturbations d'approvisionnement. Cette libération exceptionnelle correspond à environ vingt jours des volumes habituellement exportés via le détroit d'Ormuz. 

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