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Donald Trump et Benyamin Netanyahou (image d'illustration)
Crédit : Montage RTL/AFP
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Donald Trump s'improvise médiateur au Liban et pour l'instant ça ne marche pas. L'armée israélienne et le Hezbollah ont continué de s'affronter dans la nuit de lundi 1er à mardi 2 juin, alors que le président américain annonçait un accord entre les deux camps pour mettre fin aux hostilités. Le locataire de la Maison-Blanche ne veut surtout pas que l'incursion israélienne fasse capoter les négociations en cours avec l'Iran.
Il s'est d'ailleurs emporté contre son allié Benjamin Netanyahu lors d'un appel téléphonique, d'après le média américain Axios. D'après la version officielle, l'échange a été "très productif" et le Premier ministre israélien aurait promis à Donald Trump de ne pas envoyer ses troupes à Beyrouth. Mais en coulisses, l'ambiance a été beaucoup plus tendue.
D'après le média américain, Donald Trump a qualifié Benjamin Netanyahu de "complètement fou" et l'a accusé de mettre en péril les négociations avec l'Iran. Le président américain lui reproche notamment de vouloir s'en prendre au Hezbollah, mouvement soutenu par Téhéran. "Tout le monde te déteste à cause de ça", aurait lancé Donald Trump à son interlocuteur, toujours selon Axios. Un responsable américain décrit même l'un des échanges les plus tendus entre les deux dirigeants depuis le début du conflit.
Quelques heures plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim affirmait que Téhéran avait suspendu le dialogue avec Washington, notamment en raison de l'offensive israélienne au Liban. Lundi soir, Donald Trump a pourtant assuré exactement l'inverse, que les discussions se poursuivaient à un rythme soutenu.
Israël et le Hezbollah ont poursuivi leurs affrontements dans la nuit malgré l'annonce par Donald Trump de l'accord des deux camps pour cesser les hostilités avant un nouveau cycle de négociations entre Libanais et Israéliens mardi à Washington. Face à l'offensive d'Israël au Liban, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient menacé de leur côté lundi d'ouvrir de "nouveaux fronts".
Le cycle de pourparlers, auxquels s'opposent le Hezbollah, entre des émissaires des deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est le quatrième depuis que la guerre a éclaté début mars. Ils doivent se tenir mardi et mercredi. Ces négociations sont "le seul moyen de mettre fin à la guerre", a lancé lundi le président libanais Joseph Aoun, dénonçant une "agression féroce" d'Israël, qui intensifie son offensive contre le mouvement soutenu par l'Iran.
L'armée israélienne mène au Liban son incursion militaire la plus profonde depuis l'an 2000, quand elle s'en était retirée après 18 années d'occupation. Lundi, Israël a menacé de frapper le mouvement dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth, déclenchant la fuite d'habitants. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a argué de "violations répétées du cessez-le-feu" par le Hezbollah et d'attaques contre son pays.
Depuis le 2 mars, au Liban, plus de 3.412 personnes ont été tuées et plus d'un million déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 27 morts côté israélien - 26 soldats et un contractuel civil.
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