2 min de lecture

"Il faut continuer, avec ou sans les États-Unis" : en Israël, la question du Liban divise au lendemain de l'accord americano-iranien

L'armée israélienne se refuse à quitter le Liban au lendemain de la signature d'un pré-accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Cet accord prévoit "la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Donald Trump et Benjamin Netanyahu

Crédit : AFP

Liban : les Israéliens partagés après la signature de l'accord États-Unis - Iran

00:01:49

Bethsabée Salem

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Donald Trump n'a pas attendu de se rendre en Suisse pour signer. Le président américain a ratifié, dans la soirée du 17 juin, le mémorandum d'entente entre son pays et l'Iran sous les ors du château de Versailles et le regard rassuré d'Emmanuel Macron. L'Iran a signé dans la foulée électroniquement ce pré-accord de paix qui ouvre la voie à 60 jours de négociation.

Parmi les grandes interrogations autour de cet accord se trouve la question du Liban que l'armée israélienne se refuse toujours à quitter. D'après Donald Trump, qui reconnaît "un petit différend avec son allié israélien", le Liban fait bien partie de l'accord, mais le Premier ministre Netanyahu refuse de baisser les armes face au Hezbollah.

Dans le protocole d'accord, les États-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban". Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

À Tel Aviv, les habitants sont partagés quant à la stratégie à adopter au lendemain de la signature de cet accord. "Un cessez-le-feu est dans notre intérêt, estime un Israélien au micro de RTL. On a beaucoup frappé au Liban et si on continue d'attaquer, qu'est-ce que ça apportera de plus ? On ne peut ni éliminer le Hezbollah, ni prendre le contrôle de tout le Liban. On va faire quoi ? Tuer quelques terroristes de plus ? Il vaut mieux éviter de perdre encore des soldats, rester de notre côté de la frontière et riposter si besoin".

Mais pour la plupart des Israéliens, le seul moyen de venir à bout du Hezbollah, c'est de poursuivre les frappes. "Il faut continuer jusqu'au bout, avec ou sans les États-Unis, nous affirme ainsi un habitant de la même ville. On ne peut pas continuer à vivre comme ça. Le Hezbollah veut juste nous tuer, ça suffit. Ici, à Tel Aviv, tout va bien, on ne reçoit pas de roquettes. Mais les habitants du Nord, on en fait quoi ?"

Quant au risque que les activités de Tsahal au Liban ne fassent échouer les négociations entre Washington et Téhéran, beaucoup estiment en Israël que, quoi qu'il en soit, l'accord est mauvais pour leur pays.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée