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Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche lundi 6 avril 2026.
Crédit : Anna Moneymaker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Les Américains s'interrogent toujours davantage sur le comportement de Donald Trump, alors que celui-ci a finalement décidé de prolonger la trêve avec l'Iran. Il est dépeint par le Wall Street Journal comme étant une personne "instable" et "totalement incapable de se concentrer". "Il arrive que le président perde le fil de ses préoccupations", et que lorsqu'on lui parle de l'Iran, il "demande à changer de sujets", peut-on lire.
Ce n'est pas du Trump bashing, mais simplement son quotidien raconté par ceux qui le vivent auprès de lui. Et en ce moment, Donald Trump est complètement obsédé, d'après ces récits, non pas par l'Iran, mais par la salle de bal qu'il veut faire construire à la Maison Blanche.
Il réclame plusieurs réunions par semaine sur le sujet. Dans l'Air Force One, il déroule les plans d'architectes pour les montrer à tout le monde, même aux militaires qui sont obligés de l'écouter sans broncher. Il commente l'avancement, le budget, et l'architecture de cette salle de bal. "C'est dingue tout ce qu'on pourra mettre en dessous", se réjouit-il. "Il est émerveillé" par cette idée de creuser dans le sol, indique le journal américain. C'est presque maniaque, comme si, dans sa tête, le vrai chantier c'était la salle de bal et pas le détroit d'Ormuz ou la fin de la guerre.
Et parfois le Président américain est volontairement tenu à l'écart de certaines réunions. Le 4 avril 2026, lorsqu'un avion est abattu et qu'il faut aller secourir les pilotes sur le sol iranien, une réunion de crise est organisée pour suivre le sauvetage minute par minute. Donald Trump, quant à lui, n'est pas présent dans la pièce. Il reçoit des nouvelles par téléphone pendant que ses conseillers gèrent sans lui, pas parce que ce n'est pas de son niveau, mais parce qu'ils estiment "que son impatience serait contre-productive". En clair, il risquerait de gêner l'opération.
Mais derrière la posture du chef imprévisible, le Wall Street Journal décrit également un homme inquiet concernant les pertes américaines, le coût politique, ou encore l'enlisement qu'il avait promis d'éviter. Lui, qui disait lors de son premier mandat, qu'il n'y avait rien à trouver dans cette région du monde, à part du "sang et du sable".
Et s'il est possible de documenter les humeurs du locataire de la Maison Blanche, c'est parce que le système américain permet ce contre-pouvoir de la presse et de l'information. À l'inverse, le silence assourdissant qui pèse sur Téhéran est le signe d'une déliquescence encore plus grave : celle d'un régime opaque et décapité. On voudrait aussi vous raconter le chaos qui y règne, mais bien souvent on n'a pas les sources pour le faire
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