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Guerre au Moyen-Orient : "Hors de question" de lever "la moindre sanction" contre l'Iran tant que le détroit d'Ormuz est bloqué insiste sur RTL le ministre des Affaires étrangères

Pas de geste envers Téhéran tant que le détroit d'Ormuz n’est pas débloqué. Sur RTL, ce jeudi 7 mai, Jean-Noël Barrot martèle que la France ne lèvera aucune sanction contre l'Iran, dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient.

Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, dans RTL Matin le 7 mai 2026.

Crédit : RTL

Guerre au Moyen-Orient : "Hors de question" de lever "la moindre sanction" contre l'Iran tant que le détroit d'Ormuz est bloqué insiste sur RTL le ministre des Affaires étrangères

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Guerre au Moyen-Orient : "Hors de question" de lever "la moindre sanction" contre l'Iran tant que le détroit d'Ormuz est bloqué insiste sur RTL le ministre des Affaires étrangères

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Thomas Sotto & Jérémy Descours

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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé, ce jeudi 7 mai, qu'aucune sanction internationale contre l'Iran ne pourrait être levée tant que le détroit d'Ormuz restera bloqué. Une position ferme alors que Téhéran réclame, notamment auprès des États-Unis, un allègement des sanctions en échange de concessions sur son programme nucléaire.

Invité de RTL Matin, Jean-Noël Barrot a rappelé que "l'Iran, ou en tout cas le régime iranien, sollicite de la part des États-Unis notamment que, en contrepartie de gestes sur le programme nucléaire qui doit être encadré, des levées de sanctions puissent être décidées". Mais il a immédiatement prévenu : "Il est hors de question que la moindre sanction puisse être levée tant qu'un détroit comme celui d'Ormuz sera bloqué". 


Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, est bloqué par l'Iran depuis le 28 février 2016. Cette situation continue d'alimenter de fortes tensions diplomatiques et sécuritaires dans la région du Golfe.

"C'est totalement inacceptable"

Pour la France, le détroit d'Ormuz ne peut pas devenir un moyen de pression dans le conflit entre l'Iran et les États-Unis. Le ministre des Affaires étrangères juge d'ailleurs "totalement inacceptable" l'idée que Téhéran puisse imposer un contrôle ou un "péage" sur cette voie maritime stratégique. 
"Vous imaginez un monde où chacun imposerait des droits de passage dans les détroits ? Toute la circulation des marchandises et des personnes serait bloquée", a-t-il averti au micro de RTL. Pour Paris, la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz est un enjeu mondial qui doit être traité à part du reste du conflit.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle en approche

Dans ce contexte, le président français Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian. Le chef de l'État français a mis en avant "l'utilité" de la mission multinationale mise en place par la France et le Royaume-Uni afin de sécuriser la navigation dans le détroit.

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Paris et Londres affichent ainsi leur volonté de garantir la liberté de circulation maritime dans cette zone hautement sensible. Dans cette optique, le porte-avions Charles-de-Gaulle doit prochainement être prépositionné dans la région du Golfe. Pour la diplomatie française, ce déploiement constitue un "signal" montrant que la coalition franco-britannique est prête à intervenir pour sécuriser le détroit si nécessaire.

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