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Un Français et son demi-frère américain enfin réunis grâce à un test ADN

Deux demi-frères, l'un Français, l'autre Américain, ont rendez-vous à Omaha Beach où leur père commun, soldat américain, a débarqué en juin 1944.

Omaha Beach en Normandie (Illustration)
Omaha Beach en Normandie (Illustration) Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Il y a quelques semaines encore, ces deux hommes ignoraient mutuellement leur existence. L'ADN leur a révélé qu'ils avaient le même père : deux demi-frères, l'un Français, l'autre Américain, ont rendez-vous lundi 24 septembre à Omaha Beach où leur père commun, soldat américain, a débarqué en juin 1944.

Jusqu'à ce que des tests ADN leur révèlent de façon surprenante qu'ils ont le même père, Bill Henderson, un GI mobilisé en Normandie pendant la Seconde guerre mondiale. André Gantois, 72 ans un habitant de Ludres, dans l'est de la France, et Allen Henderson, 65 ans, de Greenville (Caroline du Sud) vont se retrouver à Colleville-sur-Mer (Calvados) où leur père a débarqué parmi les 132.700 Alliés mobilisés le "Jour J".  Venus avec plusieurs membres de leurs familles, ils devaient assister à la descente du drapeau américain, au son de l'hymne militaire, à 16h30. Enterré à Los Angeles, le GI Henderson est décédé en 1997.

André Gantois se savait des origines américaines mais pendant des décennies le doute a subsisté. "Enfant de la guerre" né d'une mère française, Irène, il a 15 ans quand il apprend à sa mort, son histoire d'amour avec un soldat américain. Irène, qui avait revu après la guerre son amant, avait caché à ce dernier qu'elle était enceinte. André Gantois naît en 1946, orphelin d'un père dont il ignore le nom. Aux États-Unis, le soldat a refait sa vie et a fondé une famille.

Je disais toujours que je mourrai sans connaître mon père"

André Gantois
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Lancé dans une quête éperdue pour trouver son père, sa première tentative à 20 ans à l'ambassade des États-Unis à Paris sera vaine. "On m'a répondu que ce que je demandais, c'était comme chercher une épingle dans une meule de foin." Les autorités américaines étaient sceptiques à l'idée qu'il fasse des recherches pour obtenir des aides. Jusqu'à ce que sa belle-fille l'oriente vers un institut américain spécialisé en recherche d'ADN. 

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"C'était une recherche inespérée. De toute façon, je disais toujours que je mourrai sans connaître mon père", confie André Gantois, ancien fonctionnaire de La Poste. En juillet, il reçoit deux éprouvettes et deux bâtons, effectue un prélèvement dans la bouche qu'il envoie aux États-Unis. Il ne sait pas que trois semaines avant lui, cette entreprise a été chargée, par la famille Henderson, de mener une recherche généalogique basée sur l'ADN.

Les résultats tombent début août. "Les tests se sont croisés et l'agence a déterminé que j'avais un frère aux États-Unis et que j'étais de famille américaine", raconte André Gantois encore "retourné" par son histoire. Allen Henderson a lui aussi été surpris: "Oh j'ai un frère, j'ai un frère", a-t-il déclaré au média local 7News. "(André) n'avait aucune idée que nous étions ici et, bien sûr, je n'étais pas à sa recherche, car je n'avais aucune idée qu'il était là-bas". 

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