2 min de lecture Santé

Épidémie de pneumonie en Chine : un cas confirmé au Japon

L'homme âgé d'une trentaine d'années revenait d'un séjour dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de cette nouvelle maladie.

Le marché aux fruits de mer de Wuhan est fermé depuis le 1er janvier.
Le marché aux fruits de mer de Wuhan est fermé depuis le 1er janvier. Crédit : AFP
Jérémy Billault et AFP

Un premier cas découvert au Japon. La mystérieuse pneumonie virale qui touche actuellement la Chine a été détectée chez un patient japonais ayant séjourné début janvier dans la ville chinoise de Wuhan, a annoncé jeudi 16 janvier le ministère japonais de la Santé.

L'individu est un trentenaire vivant dans la préfecture de Kanagawa (limitrophe de Tokyo). Il a dû être hospitalisé le 10 janvier des suites d'une forte fièvre et d'autres symptômes. Il était rentré quelques jours plus tôt d'un séjour à Wuhan, au centre de la Chine, épicentre de cette nouvelle maladie, notamment via son marché aux fruits de mer fermé depuis le 1er janvier dernier, sur décision des autorités locales.

Les résultats d'analyses, connus le 15 janvier en toute fin de journée, ont confirmé qu'il avait été touché par le nouveau coronavirus qui sévit en Chine. Les signes de maladie étant par la suite devenus faibles, il a pu quitter l'hôpital dans la journée de mercredi, ont précisé les autorités japonaises.

Selon les informations données par ce patient et rapportées par le ministère, "il ne s'est pas rendu sur le marché de gros de fruits de mer" de Wuhan, où la plupart des cas ont été détectés jusqu'à présent. 

La transmission entre humains n'est pas exclue

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De façon générale, le risque d'une transmission du virus entre humains n'est "pas exclu" mais il est jugé "faible", ont estimé mercredi les autorités sanitaires chinoises. La maladie a déjà fait un mort en Chine. Elle alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

Par ailleurs, la nouvelle pneumonie a été diagnostiquée chez une femme originaire de Wuhan lors de son arrivée en Thaïlande, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), citant les autorités thaïlandaises. Elle non plus n'avait pas fréquenté le marché de gros incriminé, selon l'OMS. L'une des dizaines de malades recensés à Wuhan a aussi peut-être été contaminée par son mari, a estimé mercredi la Commission municipale de l'hygiène et de la santé.

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