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Crise migratoire en Espagne : l'Italie ferme temporairement l'espace Schengen à l'Espagne

Près de 60.000 migrants ont tenté ces derniers jours de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, provoquant une crise migratoire majeure aux portes de l’Europe. L'Italie annonce avoir temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni le 8 juin 2023

Crédit : Tiziana FABI / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Ce que nous savons pour l'instant
  • 60.000 migrants ont passé la frontière entre le Maroc et Ceuta ces derniers jours après rumeur assurant que la frontière avec le territoire espagnol était ouverte. Trente quatre personnes sont mortes en essayant d'entrer illégalement à Ceuta. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé une "attaque" et une "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne".
  • Face à la crise migratoire, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a dit jeudi vouloir suspendre l'Espagne de l'espace Schengen. Une proposition soutenue par la Finlande. 
  • De son côté, l'entourage d'Emmanuel Macron a indiqué à RTL que la France se tient prête à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire, y compris au travers de l’agence Frontex. Laurent Nuñez a annoncé sur RTL le renforcement de la frontière avec l'Espagne. 
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Des renforts "quintuplés" dès ce week-end à la frontière (Laurent Nuñez)

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La France va multiplier par cinq ses renforts à la frontière avec l'Espagne, annonce Laurent Nuñez. Dès samedi, le dispositif sera porté "à 334 policiers et gendarmes en plus des effectifs habituellement mobilisés", a précisé le ministre de l'Intérieur sur X. Des moyens de surveillance aérienne seront aussi renforcés. Vendredi, le nombre de policiers a déjà été triplé. 

La France propose "toute aide nécessaire" à l'Espagne

Alerte

La France se dit solidaire avec l'Espagne, déclare Emmanuel Macron ce soir après un appel avec le Premier ministre Pedro Sanchez. Il propose "toute aide nécessaire, y compris via Frontex". "Je salue la coopération en cours avec le Maroc, qui a déjà permis aujourd’hui plus de 40 000 retours de Ceuta vers le Maroc. Les ministres de l’Intérieur sont en contact pour assurer un suivi étroit de la situation", a-t-il indiqué.

Une "invasion", selon Donald Trump

Donald Trump a affirmé vendredi que les images de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à "une invasion d'un pays", avant d'avertir que la même situation arriverait aux États-Unis si les démocrates reprenaient la majorité. 


"Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte", a déclaré le président américain en Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David. 

Washington dénonce des "efforts délibérés" de l'Espagne pour permettre l'immigration clandestine

Les États-Unis accusent l'Espagne "d'efforts délibérés" visant à permettre l'immigration clandestine. "Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe", a déclaré sur X le département d'État américain. 

La majeure partie des migrants de retour au Maroc, affirme l'Espagne

Sur les 60.000 migrants qui ont afflué sur l'enclave espagnole de Ceuta ces derniers jours, plus de 48.000 sont retournés au Maroc, assure le ministère espagnol de l'Intérieur. 

Nous fermons ce live, merci de nous avoir suivis. 

Manifestation anti-migrants en Espagne, devant l'ambassade du Maroc

Plusieurs centaines de manifestants anti-migrants se sont rassemblés vendredi soir devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour dénoncer ce qu'ils qualifient d'"invasion" migratoire en cours dans l'enclave espagnole de Ceuta. 

Devant le cortège, certains ont affiché une grande banderole "Remigration", un concept promu par de nombreuses formations d'extrême droite en Europe. D'après l'AFP, des slogans hostiles aux musulmans ont été scandés. La manifestation, entamée à 20h30 locales, s'est dispersée une heure plus tard. 

Aucun des migrants de Ceuta "n'a franchi la frontière vers le continent"

Le Commissaire européen aux Affaires intérieures et aux Migrations Magnus Brunner affirme que "pas une seule personne", parmi les migrants arrivés à Ceuta ces derniers jours, "n'a franchi la frontière vers le continent européen". Et d'ajouter que "pratiquement tous ceux qui étaient entrés à Ceuta sont repartis".

L'Espagne assure que l'intégrité de l'espace Schengen reste "absolument garantie"

Alors que l'Italie a annoncé la suspension temporaire du régime de libre circulation prévu par Schengen dans les liaisons maritimes et aériennes avec l'Espagne, cette dernière affirme que l'intégrité de l'espace Schengen reste "absolument garantie".

L'intégrité de l'espace Schengen de libre circulation "est absolument garantie", la plupart des migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta étant retournés au Maroc, a affirmé vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares. 
"Il n'est pas possible de se déplacer depuis Ceuta et Melilla jusque dans la péninsule (espagnole) sans s'identifier à un poste de contrôle de la police", a-t-il ajouté sur X. 

Le Portugal favorable à "un renforcement des contrôles", mais pas à remettre en cause l'espace Schengen

"Il y a des raisons de renforcer la présence des forces de l'ordre dans le contrôle aux frontières" terrestres et maritimes, en particulier "dans le sud" du pays, a déclaré le Premier ministre portugais Luis Montenegro, réagissant à l'afflux migratoire de Ceuta,  lors d'un déplacement. 

"Je ne crois pas qu'il y ait des raisons de prendre des mesures de suspension des règles de l'espace Schengen", a-t-il ajouté. 

Des propos qui interviennent après la suspension temporaire, par l'Italie, du régime de libre circulation prévu par Schengen dans les liaisons maritimes et aériennes avec l'Espagne.

Giorgia Meloni explique la suspension de la libre circulation entre l'Espagne et l'Italie

Quelques instants après l'annonce de "la suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne" par le ministre des Affaires étrangères italien, la Première ministre italienne Giorgia Meloni explique cette décision et en précise les contours dans une publication sur X. 

"Le Gouvernement a décidé de suspendre temporairement le régime de libre circulation prévu par Schengen dans les liaisons maritimes et aériennes avec l'Espagne, en réintroduisant les contrôles frontaliers", écrit-elle. "Il s'agit d'une mesure exceptionnelle, adoptée pour protéger la sécurité nationale et prévenir d'éventuelles répercussions pour notre Nation. Cette mesure ne sera maintenue en vigueur que pour le temps nécessaire (...) Parallèlement, l'Italie est prête à soutenir toute initiative européenne d'appui aux institutions espagnoles (...)."

"rien n’est fait" côté marocain pour "bloquer le flux"

Interviewé sur RTL, le vice-président du Parti socialiste unifié (parti marocain d'opposition) Abdullah Abaâkil déplore que "les vannes ont été clairement ouvertes" : "Il y a des garde-frontières des deux cotés de la frontière. Il est clair que du coté marocain, absolument rien n’est fait pour bloquer le flux."

Pour lui, la visite de Pedro Sanchez en Algérie, il y a quelques jours, a ravivé les tensions entre Madrid et Marrakech : "C'est probablement ça. Ça a l’air d’être une décision un peu irresponsable prise suite à sa visite à Alger."

Car il y a eu un précédent, en 2021, quand 10.000 migrants ont atteint Ceuta depuis le Maroc ; les garde-frontières marocains avaient volontairement relâché les contrôles. Les relations entre le Maroc et l'Espagne étaient alors tendues au sujet de la question du Sahara occidental, territoire disputé entre Rabat et Alger. 

"Ils nous ont aidés à passer", confie l'un des migrants aux médias espagnols

Les migrants arrivés à Ceuta interrogés par les médias espagnols décrivent décrivent le laxisme inhabituel des garde-frontières marocains : "Je suis arrivé hier matin",  explique l'un d'entre eux, "La police marocaine nous a laissés passer, tout était ouvert. Bien sûr qu’ils nous ont aidés à passer tout le monde a pu entrer. Je viens ici pour chercher du travail et une vie meilleure."

L'Italie suspend l'ouverture de l'espace Schengen à l'Espagne

L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'"inévitable". 

"La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable", a-t-il écrit sur X.  

qu'est-ce que la Force frontière d'intervention rapide ?

Après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi avoir activé la "Force frontière d'intervention rapide pour des contrôles en profondeur". 

Celle-ci vise "à renforcer la sécurisation des frontières intérieures face à l'afflux potentiel en provenance de l'Italie, de la Suisse et de l'Allemagne", d'après la Direction nationale de la police aux frontières. Elle doit "renforcer le contrôle des frontières, et en particulier aux points de passage autorisés, lutter contre l'immigration clandestine et lutter contre la fraude documentaire".

Elle est composée de policiers, de gendarmes, de douaniers et de militaires de la force Sentinelle. 

Des renforts "quintuplés" dès ce week-end à la frontière (Laurent Nuñez)

Alerte

La France va multiplier par cinq ses renforts à la frontière avec l'Espagne, annonce Laurent Nuñez. Dès samedi, le dispositif sera porté "à 334 policiers et gendarmes en plus des effectifs habituellement mobilisés", a précisé le ministre de l'Intérieur sur X. Des moyens de surveillance aérienne seront aussi renforcés. Vendredi, le nombre de policiers a déjà été triplé. 

La France propose "toute aide nécessaire" à l'Espagne

Alerte

La France se dit solidaire avec l'Espagne, déclare Emmanuel Macron ce soir après un appel avec le Premier ministre Pedro Sanchez. Il propose "toute aide nécessaire, y compris via Frontex". "Je salue la coopération en cours avec le Maroc, qui a déjà permis aujourd’hui plus de 40 000 retours de Ceuta vers le Maroc. Les ministres de l’Intérieur sont en contact pour assurer un suivi étroit de la situation", a-t-il indiqué.

Pedro Sanchez appelle l'Europe à rester unie

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé vendredi aux dirigeants européens de "ne pas se diviser" dans le contexte de la crise migratoire à Ceuta, en réponse aux vives critiques de certains, dont la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. 


"Ce n'est pas le moment de se diviser. C'est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie", a-t-il réclamé sur le réseau social X. 

Une "invasion", selon Donald Trump

Donald Trump a affirmé vendredi que les images de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à "une invasion d'un pays", avant d'avertir que la même situation arriverait aux États-Unis si les démocrates reprenaient la majorité. 


"Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte", a déclaré le président américain en Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David. 

l'Union européenne veut maintenir "la confiance établie"

L'Union européenne, qui affirme n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta et le continent européen, a assuré à travers un haut responsable qu'elle allait "travailler de très près avec les autres Etats membres afin qu'ils aient toutes les informations correctes à leur disposition".

"Il est très important que la confiance que nous avons établie jusqu'à présent" sur le dossier migratoire "soit préservée", a ajouté ce même responsable. 

Washington dénonce des "efforts délibérés" de l'Espagne pour permettre l'immigration clandestine

Les États-Unis accusent l'Espagne "d'efforts délibérés" visant à permettre l'immigration clandestine. "Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe", a déclaré sur X le département d'État américain. 

la gauche dénonce une désinformation et appelle à la solidarité

La gauche dénonce une désinformation de la droite et de l'extrême-droite sur la situation à Ceuta. "Accuser le plan de régularisation par le travail du gouvernement espagnol achevé le 30 juin, tout comme demander l'exclusion de l'Espagne de l'espace Schengen alors que la ville autonome de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, est déjà soumise à des mesures dérogatoires de contrôle aux frontières sont tout simplement des mensonges", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. 

"Plutôt que d'instrumentaliser la situation (...) nous devrions demander une coordination européenne pour de l'aide humanitaire", a de son côté commenté le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon. 

la droite et l'extrême-droite françaises accusent le gouvernement espagnol

La droite et l'extrême droite française ont accusé vendredi le gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sánchez, d'avoir "encouragé" la vague de migrants illégaux à Ceuta. La candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, Marine Le Pen, a fustigé les "entrées massives et coordonnées", "encouragées", selon elle, par le gouvernement espagnol. 


En cause, d'après elle, l'adoption par l'Espagne en début d'année d'un plan de régularisation massif de sans-papiers qui concernera environ 500.000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays.  

Le président du RN, Jordan Bardella, a demandé à l'UE d'"immédiatement" suspendre l'Espagne de l'espace Shengen, et appelé à une "réunion en urgence" au Parlement européen, mettant en avant "une complicité passive" du gouvernement Sánchez.

PLUs de 37.000 migrants ont déjà quitté l'enclave selon le gouvernement espagnol

Alors qu'environ 60.000 personnes ont passé la frontière au cours des derniers jours, le gouvernement espagnol a affirmé que plus de 37.500 migrants avaient déjà quitté l'enclave dans l'après-midi. 

une "barrière maritime" va être déployée à ceuta

Dans un message posté sur X, Pedro Sánchez indique renforcer la présence des forces de l'ordre dans les rues de Ceuta. Il annonce également le déploiement d'une "barrière maritime" afin de "faciliter le rapatriement à la frontière", assurant que l'Espagne va "accélérer les dossiers de rapatriement des migrants en situation irrégulière". 

Pas de flux de migrants "vers le continent européen"

Un haut-responsable de l'Union européenne indique qu'il n'y a, à ce stade, pas de flux de migrants constaté "vers le continent européen". 

emmanuel macron demande le renforcement des frontières avec l'espagne

Emmanuel Macron a demandé vendredi au ministre de l'Intérieur de renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne. Laurent Nuñez a activé la "Force Frontière d'intervention rapide pour des contrôles en profondeur" en ce sens. 

Le président a par ailleurs souligné que la France se tenait prête à apporter aux autorités espagnoles "tout l'appui nécessaire", si celles-ci le demandaient, notamment via Frontex, l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières. 

un "avertissement" selon donald trump

Les images "terribles" des migrants à Ceuta sont un "avertissement" pour les Etats-Unis, a estimé le président américain, Donald Trump, auprès de la chaîne Fox News. 

"Souvenez-vous de ces images. Ce sera nous dans trois ans si le mauvais parti est élu. Si les Démocrates gagnent, vous ne vivrez pas une très bonne vie", a déclaré Donald Trump auprès de la chaîne américaine. 

des images "inacceptables"

La cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé vendredi des images "inacceptables" provenant de l'enclave espagnole de Ceuta, estimant qu'il faut mettre fin immédiatement aux traversées dangereuses. Il faut démanteler les réseaux de passeurs. Et les expulsions doivent être rapides, comme le permettent nos règles", a-t-elle écrit sur le réseau social X. Elle ajoute avoir nommé deux commissaires pour "aider à contrôler la situation". 

"Tous les migrants qui retournent au Maroc le font de leur plein gré", déclare le ministre espagnol de l’Intérieur

Selon El País, le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska affirme que "tous les migrants qui retournent au Maroc en provenance de Ceuta le font de leur plein gré". 

L'AFP affirme que des hommes retraversaient ce matin la frontière en sens inverse pour rentrer au Maroc. "Il y a trop de monde ici, tout est plein" a expliqué l'un d'eux à un journaliste de l'agence. 

Comment cette crise migratoire a-t-elle débuté ?

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, cette ruée a été provoqué par des rumeurs d'ouverture de la frontière entre le Maroc et Ceuta.

Ce matin, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué "une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" et accusé des "mafias" d'être à l'origine de la rumeur d'ouverture de la frontière.

Pour tout comprendre à cette crise migratoire ⬇️

Le chancelier allemand Merz demande au Maroc de "reprendre immédiatement les migrants en situation irrégulière"

Le chancelier allemand Friedrich Merz déclare attendre du Maroc qu'il "reprenne immédiatement les migrants en situation irrégulière" après l'afflux de dizaines de milliers de personnes depuis le royaume vers l'enclave espagnole de Ceuta.

"L'Espagne veut et doit reprendre la situation à Ceuta en main le plus rapidement possible. Je salue donc l'intention de l'Espagne de ne pas laisser les migrants en situation irrégulière accéder au continent européen", a également déclaré le dirigeant conservateur dans un communiqué.

L'Europe peut-elle vraiment suspendre l'espagne de L'espagne Schengen ?

Cette proposition italienne a été qualifiée de démagogique par l'Espagne, qui a convoqué l'ambassadeur italien en signe de protestation, mais elle a reçu le soutien vendredi de la Finlande et du Danemark. 

Une telle mesure n'est toutefois pas envisagée dans les textes européens. "Le système Schengen ne prévoit pas une telle disposition: un Etat ne peut pas unilatéralement exclure un autre", explique à l'AFP Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit à l'université Lyon 3.

S'il n'est pas question d'exclure un pays de Schengen, il est en revanche possible pour un Etat membre de rétablir des contrôles exceptionnels et temporaires à ses frontières.

l'UE doit envisager de suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, juge la Première ministre danoise

La Première ministre danoise Mette Frederiksen estime que l'Union européenne devrait envisager de suspendre l'Espagne au sein de l'espace Schengen après l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc ces derniers jours.

"Il va de soi que l'UE doit immédiatement prendre toutes les mesures nécessaires et envisager toutes les options, y compris une suspension de la coopération Schengen. Une immigration incontrôlée constitue une menace pour l'Europe et pour le Danemark", a déclaré Mme Frederiksen dans une déclaration envoyée à l'AFP.

Qualifiant les images en provenance de Ceuta de "choquantes", elle a indiqué s'être déjà entretenue avec la cheffe du gouvernement italien d'extrême droite, Giorgia Meloni, qui a proposé de fermer l'espace Schengen à l'Espagne. "Nous rassemblons des dirigeants européens pour discuter de la situation", a-t-elle précisé.

le Royaume-Uni a proposé son aide à l'Espagne, dit le Premier ministre Andy Burnham

Le gouvernement britannique est en contact avec les autorités espagnoles pour leur proposer de l'aide face à l'afflux ces derniers jours de migrants en provenance du Maroc dans l'enclave de Ceuta, indique le Premier ministre Andy Burnham.

"Il s'agit bien sûr avant tout d'une question relevant de la compétence du gouvernement espagnol, mais cela suscite des inquiétudes", a déclaré le dirigeant travailliste à des journalistes.

"Nous prenons actuellement contact avec le gouvernement espagnol, les autorités espagnoles, afin de leur apporter notre soutien, mais aussi pour mieux comprendre les implications de cette situation", a-t-il ajouté, sans préciser l'aide proposée.

25.000 migrants sont repartis au Maroc, selon le ministère espagnol de l'Intérieur)

Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé vendredi que 25.000 migrants avaient quitté l'enclave espagnole de Ceuta, située au Maroc, où 60.000 personnes sont arrivées ces derniers jours.

"Départs de Ceuta vers le Maroc dans la matinée du 31 juillet, jusqu'à 13 h : 25.000. Les départs depuis Ceuta se font à un rythme de 150 personnes par minute", a écrit le ministère de l'Intérieur dans un message transmis à l'AFP.

60.000 migrants ont passé la frontière entre le Maroc et Ceuta ces derniers jours après rumeur assurant que le que la frontière était ouverte. 

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