2 min de lecture États-Unis

Donald Trump : ce qu'il faut retenir de son premier discours sur l'état de l'Union

ÉCLAIRAGE - Le président américain a tendu la main à son opposition démocrate tout en rassurant sa base électorale, mardi 30 janvier.

Yves Calvi RTL Matin Yves Calvi
>
Donald Trump ce qu'il faut retenir de son premier discours sur l'état de l'Union Crédit Image : CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date : La page de l'émission
109127536140888961261
Ludovic Galtier
avec Philippe Corbé et AFP

Donald Trump plus consensuel que jamais. Le président américain a prononcé son premier discours sur l'état de l'Union face aux membres du Congrès à Washington, mardi 30 janvier. Pendant plus d'une heure, le chef de la première puissance mondiale a mis de côté les sailles provocatrices dont il est coutumier.

Pour une fois, il n'est presque pas sorti du texte écrit par ses conseillers. Un ton moins sombre que d'habitude, plus optimiste sur le rêve américain vantant les bienfaits de sa réforme fiscale et surtout plus rassembleur.

Il tend la main aux démocrates, même s'ils ne l'applaudissaient pas. Certains avaient boycotté le discours. "J'appelle chacun d'entre nous à mettre de côté nos différences. Nous tous, ensemble, une équipe, un peuple, une famille américaine", a lancé Donald Trump, en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif. Voici ce qu'il faut retenir.

À lire aussi
Donald Trump face à la presse le 5 septembre 2018 à Washington États-Unis
Donald Trump : son aptitude à gouverner de nouveau mise en doute

Un plan d'infrastructures de 1.500 milliards de dollars

Toutefois, il ne faut pas s'attendre à un changement de cap. C'est le ton classique des discours sur l'état de l'Union qu'il avait déjà respecté en 2017 dans un discours aux Congrès très vite oublié.

On attend toujours la concrétisation de son grand plan d'infrastructures de 1.500 milliards de dollars promis depuis un an. "Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays", a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

1,8 million de sans-papiers naturalisés

Sur l'immigration, il veut négocier un accord. Il a évoqué la situation des "Dreamers", entrés illégalement sur sol américain lorsqu'ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine "devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n'obtient tout ce qu'il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin".

Au passage, Donald Trump lâche quelques formules qui claquent pour rassurer son électorat qui tient à sa promesse électorale : "L'Amérique d'abord". D'un côté, il tend la main, de l'autre, il brandit toujours son poing.

La prison de Guantanamo restera ouverte

"Je viens juste de signer un décret ordonnant" au ministre de la Défense Jim Mattis "de réexaminer notre politique d'incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay", a annoncé Donald Trump.
Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

La Chine et la Russie, "des États rivaux"

Donald Trump a évoqué les pays "rivaux" des États-Unis "comme la Chine et la Russie" affirmant que ces derniers menacent "nos intérêts, notre économie et nos valeurs" et que face à eux "la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit".

Pour assurer la "puissance" de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l'armée américaine, notamment pour "moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire" afin de "le rendre si fort et si puissant qu'il dissuadera toute agression".

La Corée du Nord, "une dictature cruelle"

"Aucun régime n'a opprimé ses propres citoyens" aussi "brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord", a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration. 

"La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire", a-t-il mis en garde.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
États-Unis Donald Trump
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7792062761
Donald Trump : ce qu'il faut retenir de son premier discours sur l'état de l'Union
Donald Trump : ce qu'il faut retenir de son premier discours sur l'état de l'Union
ÉCLAIRAGE - Le président américain a tendu la main à son opposition démocrate tout en rassurant sa base électorale, mardi 30 janvier.
https://www.rtl.fr/actu/international/donald-trump-ce-qu-il-faut-retenir-de-son-premier-discours-sur-l-etat-de-l-union-7792062761
2018-01-31 07:37:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/Hje1K1F2unZYF9UtBqiDqA/330v220-2/online/image/2018/0131/7792062918_donald-trump-lors-de-son-premier-discours-sur-l-etat-de-l-union-le-30-janvier-2018.jpg