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Détroit d'Ormuz : comment les marines occidentales veulent sécuriser ce nœud stratégique du commerce mondial face aux drones et missiles de l'Iran

Passage clé pour le commerce mondial, le détroit d’Ormuz cristallise les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Menaces de frappes, attaques de drones et incertitudes sur la sécurité maritime bouleversent la circulation des navires dans cette zone stratégique.

Des cargos au large de Fujairah, ville des Emirats Arabes Unis, dans le détroit d'Ormuz.

Crédit : Giuseppe CACACE / AFP

Les coups portés à la marine iranienne vont-ils suffire à libérer le détroit d'Ormuz ?

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Sophie Joussellin - édité par Eléonore Aparicio

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Le détroit d'Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman, est un point de passage vital pour près de 20% du pétrole et du gaz liquéfié mondial. Depuis l’intensification du conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis, la sécurité de cette zone maritime est devenue un enjeu international majeur. Les gardiens de la révolution iranienne affirment contrôler totalement le détroit, tandis que les attaques de vedettes et les menaces de missiles rendent la navigation extrêmement risquée.

Malgré les frappes menées contre la marine iranienne, notamment après qu’un navire de guerre a été torpillé par les États-Unis dans l’océan Indien, la menace demeure. Les missiles tirés depuis la côte iranienne continuent de faire peser un risque majeur sur la zone. Téhéran a d’ailleurs averti que tout navire tentant de franchir le détroit d’Ormuz s’expose à des frappes, ce qui dissuade désormais la plupart des bateaux de s’y aventurer.

Une coalition pour escorter les navires commerciaux sur les voies maritimes essentielles ?

Si les frappes de missiles peuvent être interceptées, la menace des drones est bien plus difficile à contrer. L’Iran, qui en possède des milliers, les déploie en essaims pour saturer les défenses aériennes. Ces appareils, petits, lents et volant à basse altitude, échappent plus facilement aux radars conçus pour détecter des missiles rapides et évoluant en haute altitude.

Face à ces risques, l’option d’escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée, à l’image de ce qui se fait en mer Rouge depuis 2024, lorsque les attaques venues du Yémen ont visé le trafic maritime dans l’océan Indien. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser "les voies maritimes essentielles". L’idée serait d’organiser de longs convois protégés par des bâtiments militaires, capables de riposter en cas de tir iranien. Reste à déterminer quels pays accepteraient de participer à cette mission, alors que l’incertitude sur la sécurité du commerce maritime dans la région demeure forte.

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