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Des vans repérés par une agricultrice, cinq hommes interpellés, soupçons sur l'Iran : ce que l'on sait sur un projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre

Cinq Britanniques soupçonnés d'avoir préparé une attaque contre la base aérienne de Fairford, utilisée par l'armée américaine, ont été arrêtés dans le centre de l'Angleterre. L'enquête antiterroriste cherche désormais à établir un éventuel lien avec l'Iran.

Une caméra de surveillance filme la clôture entourant la base de la RAF à Fairford.

Crédit : Ben STANSALL / AFP

Eléonore Aparicio & AFP

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Dans la nuit du samedi au dimanche 27 septembre, cinq Britanniques d'une vingtaine d'années soupçonnés de "préparation d'un acte terroriste" ont été arrêtés près de la base de la Royal Air Force de Fairford, dans le centre de l'Angleterre. La base qui possède une piste adaptée aux bombardiers lourds américains B-1 et B-52 a été utilisée par les États-Unis en mars dans leurs opérations contre l'Iran. 

Vers 00h45, la police a été alertée au sujet de trois véhicules suspects qui semblaient se diriger vers RAF Fairford. Des policiers armés sont intervenus à Whelford, juste à côté de la base. Selon The Guardian, qui cite des sources proches de l'enquête, des matériaux pouvant s'apparenter, à première vue, à des composants d'engins explosifs ont été retrouvés dans les véhicules.

Les trois camionnettes ont été examinées par les démineurs de l’armée à l’aide notamment de robots. Un périmètre de sécurité de 400 m a été établi et environ 85 foyers ont été évacués par précaution. Dans le cadre de la loi antiterroriste, ils peuvent être maintenus en garde à vue jusqu'à 14 jours sans être inculpés.

Une habitante donne l'alerte

C'est une agricultrice du secteur qui aurait donné l'alerte. Alors qu'elle rentrait d'une fête dans la nuit, elle a aperçu trois camionnettes stationnées près de la base, ainsi que plusieurs hommes cagoulés ou masqués qui se sont empressés de s'enfuir à travers les arbres à son passage. 

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"Quand ils m'ont vu, ils ont pris la fuite, certains dans les champs et d'autres en direction du village voisin. J'ai compris qu'il se passait quelque chose d'inhabituel", a-t-elle raconté à la BBC.

Consciente de la présence de cette base, elle a immédiatement appelé la police du ministère de la Défense. "Le téléphone a sonné dans le vide et personne n'a répondu", a raconté cette femme qui n'a pas donné son nom. Elle a ensuite téléphoné à la police. "Il semble que quelqu'un ait gravement failli à sa tâche dans cette affaire", a-t-elle critiqué.

Un éventuel lien avec l'Iran

La police antiterroriste britannique enquête pour déterminer si l'Iran est à l'origine d'un projet d'attaque "terroriste" contre une base militaire en Angleterre utilisée par l'armée américaine. Selon le Telegraph, la police "soupçonnerait l'Iran d'être l'acteur étatique le plus susceptible d'être à l'origine" de ce projet d'attaque.


"Il s’agit d’une opération extrêmement complexe et de grande envergure, impliquant les forces de police locales et nationales, le ministère de la Défense et les agences locales, qui travaillent ensemble pour faire avancer l’enquête et apporter leur soutien à la population", a déclaré la coordinatrice de la police antiterroriste qui n'a pas confirmé si l'Iran était impliqué. 


La responsable a reconnu "l'ampleur des spéculations" autour des motivations de l'incident et des "questions géopolitiques" qu'il soulève. Mais elle a demandé qu'"à ce stade", les services antiterroristes puissent disposer de "la latitude nécessaire" pour conduire leur enquête "avec rigueur et clarté".

Trump revendique une coopération efficace avec les Britanniques

Interrogé pendant la nuit de dimanche à lundi par des journalistes sur les suspects, le président américain Donald Trump a déclaré : "Nous savons tout d'eux, et vous en entendrez parler très bientôt". "On enquêtait sur eux. Ils voulaient faire de gros dégâts à notre base, et travailler avec les Britanniques a super bien fonctionné", avait-il plus tôt affirmé.

Londres a déjà accusé l'Iran et la Russie d'utiliser des intermédiaires pour mener des activités criminelles sur le territoire britannique. Interrogé sur la possibilité qu'un État étranger hostile soit responsable du projet d'attaque, Wes Streeting a dit lundi qu'il ne souhaitait "pas spéculer à ce stade de l'enquête".

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