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Crise au Liban : "J'ai l'impression d'être revenu dix siècles en arrière", déplore un Beyrouthin

REPORTAGE - Entre les pénuries, les coupures d'électricité et d'eau courante, les habitants de ce quartier populaire de Beyrouth tentent malgré tout de se débrouiller.

Une rue de Beyrouth, en proie aux coupures d'électricité, le 23 juin 2021
Une rue de Beyrouth, en proie aux coupures d'électricité, le 23 juin 2021
Crédit : JOSEPH EID / AFP
Crise au Liban : "J'ai l'impression d'être revenu dix siècles en arrière", déplore un Beyrouthin
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Julien Fautrat - édité par Thomas Pierre

Jour après jour, le Liban sombre dans une crise économique sans précédent. Depuis deux ans, la monnaie locale a perdu 90% de sa valeur et la pénurie est générale : carburants, médicaments mais aussi électricité. Le soleil se couche tôt à Beyrouth, vers 18h. Le pays est alors quasiment plongé dans le noir et chacun tente de se débrouiller comme dans le quartier populaire de Burj Abou Haidar. 

Devant l'entrée de la petite maison, la lumière vert fluo qui se reflète sur le trottoir est éblouissante. C'est celle d'un générateur. Il suffit alors de suivre les fils dans la pénombre, L'un mène au frigo, l'autre à la lampe du salon et à la télévision. Anna vit ici, avec ses parents. "On peut utiliser seulement une lampe ou la télévision", dit-elle. "Pendant l'été, on a jeté tout ce qui était dans le réfrigérateur car il n'y a pas d'électricité. On ne peut pas laver les habits (...) C'est trop difficile. On ne voit plus de futur au Liban".

Pourtant, le papa Mohamed est médecin, sa femme dentiste. Leurs revenus étaient confortables avant la crise. Aujourd'hui, ils doivent payer un demi-salaire pour les quelques heures d'électricité une fois la nuit tombée. "Avant, je demandais 20 dollars pour une consultation", explique-t-il. "Mais les gens ne peuvent plus venir". 

Et l'oncle qui montre son frigo. "Il n'y a rien", regrette celui qui est aujourd'hui logé au premier étage. "J'ai l'impression d'être revenu dix siècles en arrière", déplore-t-il. Les bidons s'entassent dans la petite entrée, mais aussi derrière, dans le garage. Un autre souci pour les habitants du quartier : l'eau courante ne sort désormais du robinet qu'un seul jour par semaine.

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