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Côte d'Ivoire: Gbagbo sera jugé pour crimes contre l'humanité

La Cour pénale internationale jugera l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

Laurent Gbagbo à la CPI, à La Haye aux Pays-Bas, le 19 février 2013.
Laurent Gbagbo à la CPI, à La Haye aux Pays-Bas, le 19 février 2013.
Crédit : MICHAEL KOOREN / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

C'était une décision très attendue en Côte d'Ivoire, et qui met fin à plus d'un an de procédures et de doutes. La Cour pénale internationale a décidé de juger l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour des crimes contre l'humanité présumés commis lors des violences ayant déchiré le pays en 2010 et 2011, a annoncé jeudi 12 juin la CPI.

Très attendue en Côté d'Ivoire, cette décision met un terme à plus d'un an de procédures préliminaires ayant notamment vu les juges douter de la solidité du dossier du procureur. "La chambre préliminaire de la CPI a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l'humanité (...) à l'encontre de Laurent Gbagbo et l'a renvoyé en procès devant une chambre de première instance", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Quatre charges de crimes contre l'humanité retenus contre Gbagbo

Premier ex-chef d'Etat poursuivi devant la CPI, Laurent Gbagbo, 69 ans, est accusé d'avoir "ordonné, sollicité, encouragé ou contribué de toute autre manière" à l'accomplissement de quatre crimes contre l'humanité, à savoir meurtres, viols, actes inhumains et persécutions.

Ces crimes présumés ont été commis durant la crise meurtrière née de son refus de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, et qui a fait plus de 3.000 morts. Laurent Gbagbo assure quant à lui avoir été évincé du pouvoir en faveur de son rival en raison d'un complot fomenté par la France, ancienne puissance coloniale en Côte d'Ivoire.

Peu convaincus, les juges avaient demandé plus de preuves au procureur

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Arrêté en avril 2011 par les forces pro-Ouattara appuyées par la France et l'ONU, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye en novembre 2011.

Les juges avaient entendu en février 2013 les arguments des parties quant à la solidité du dossier du procureur en vue d'un procès. Insuffisamment convaincus par le procureur, les juges lui avaient demandé des informations ou éléments de preuve supplémentaires avant de décider si un procès devait être mené contre Laurent Gbagbo.

Après avoir examiné plus de 22.000 pages de preuves et les déclarations de 108 témoins, notamment, les juges ont décidé que Laurent Gbagbo devait être jugé.

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