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Coronavirus : que sait-on du sous-variant de Delta qui se propage au Royaume-Uni ?

Mardi 19 octobre, le gouvernement britannique a annoncé "surveiller de très près" un nouveau sous-variant de Delta, qui se propage au Royaume-Uni.

Un chercheur analyse des variants du coronavirus (illustration)
Un chercheur analyse des variants du coronavirus (illustration)
Crédit : HENNING BAGGER / RITZAU SCANPIX / AFP
Charlotte Diry & AFP

Depuis quelques semaines, le gouvernement britannique est de nouveau confronté à une hausse des contaminations au Covid-19. Dans ce cadre, il a été indiqué qu'un nouveau sous-variant de Delta se propage au Royaume-Uni, sans qu'il soit établi en l'état s'il est plus contagieux. Il est cependant surveillé de très près

Ce variant "AY4.2" est un sous-variant de Delta, qui s'est lui avéré être très contagieux. Celui-ci a initialement fait son apparition en Inde il y a quelques mois et a provoqué une reprise de l'épidémie en fin de printemps 2021. 

"Nous surveillons de très près" cette nouvelle forme "et nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si nécessaire", a déclaré un porte-parole de Downing Street. Cependant, "rien ne permet de penser qu'elle se propage plus facilement", a-t-il tenté de rassurer.  

Le sous-variant nommé "AY4.2"

L'émergence de ce nouveau variant fait craindre une transmissibilité encore plus forte que le variant Delta. Elle survient alors que le Royaume-Uni, qui déplore près de 139.000 morts du Covid-19, se trouve confronté à un nombre croissant de cas positifs, dépassant désormais 40.000 contaminations par jour, avec un taux d'incidence bien plus élevé que dans le reste de l'Europe

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Certains scientifiques attribuent la dégradation actuelle, qui concerne pour l'instant surtout les adolescents et jeunes adultes, à la faible vaccination des mineurs. D'autres facteurs, comme la diminution de l'immunité des plus âgés vaccinés très tôt ou encore la levée de l'essentiel des restrictions tel que le masque en intérieur en juillet dernier en Angleterre sont évoqués. 

Une dégradation de la situation sanitaire

Pour François Balloux, directeur de l'Institut de génétique de l'UCL, une des principales universités londonnienne, le nouveau variant "n'est pas à l'origine de la récente augmentation du nombre de cas de coronavirus au Royaume-Uni". Elle explique qu'avec sa faible fréquence pour l'instant, même "une transmissibilité 10% supérieure n'aurait pu causer qu'un petit nombre de cas supplémentaires".  

L'émergence de AY4.2 ne constitue "pas d'une situation comparable à l'émergence des souches Alpha et Delta qui étaient beaucoup plus transmissibles (50% ou plus) que toutes les souches en circulation à l'époque", a ajouté le chercheur. Le nouveau variant est quasi-inexistant en dehors du Royaume-Uni, mis à part trois cas aux États-Unis et quelques autres au Danemark, qui ont depuis presque disparu.  

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