2 min de lecture Épidémie

Coronavirus en Chine : "toutes les hypothèses" restent sur la table sur l'origine de la pandémie

Après un mois d'enquête, les experts de l'OMS estiment avoir une meilleure compréhension de ce qui a pu se passer en décembre 2019 à Wuhan.

Les experts de l'OMS arrivant à l'institut de virologie de Wuhan, en Chine, le 3 février 2021
Les experts de l'OMS arrivant à l'institut de virologie de Wuhan, en Chine, le 3 février 2021 Crédit : HECTOR RETAMAL / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

"Toutes les hypothèses restent sur la table" pour expliquer l'origine de la pandémie, a affirmé le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi 12 février, après une mission d'un mois d'experts mandatés par l'organisation en Chine. Ces derniers ont semblé exclure l'hypothèse que le virus ait pu s'échapper de l'institut de virologie de la ville, comme l'administration Trump l'affirmait, lors de leur conférence de presse lundi à Wuhan à la fin de leur mission. Ils ont évoqué une hypothèse "hautement improbable".

"D'aucuns se sont interrogés pour savoir si certaines hypothèses avaient été abandonnées, (...) je souhaite confirmer que toutes les hypothèses restent sur la table", a dit le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de la conférence de presse bi-hebdomadaire sur la pandémie de coronavirus. Il a indiqué "espérer" qu'un rapport préliminaire sur la mission puisse être publié la semaine prochaine et le rapport final "dans les semaines à venir".

Les premières conclusions présentées ont été accueillies avec prudence voire scepticisme, notamment aux États-Unis. "Plutôt que de sauter sur des conclusions qui peuvent être motivées par tout sauf par la science, nous voulons voir où les données nous conduisent, où la science nous conduit, et nos conclusions seront fondées là-dessus", a déclaré mardi le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price, qui a toutefois ajouté : "nous soutenons totalement cette enquête".

Deux millions de morts et une économie en difficulté

Présent à la conférence de presse à Genève, Peter Embarek, qui dirigeait l'équipe de scientifiques venus de différents pays et différentes disciplines, a estimé que l'enquête "avait rencontré de nombreux succès". "Nous avons une meilleure compréhension de ce qui est arrivé en décembre 2019", à Wuhan, a-t-il dit, tout en soulignant que ce "n'est qu'un début".

À lire aussi
vaccin
Coronavirus : le vaccin chinois moins efficace que prévu ?

La mission n'a pu se rendre en Chine qu'en janvier, soit un peu plus d'un an après le début de l'épidémie qui a depuis fait 2,3 millions de morts et mis l'économie mondiale à genoux. "Il aurait été difficile d'y aller plus tôt", a affirmé Peter Embarek, soulignant qu'une mission préparatoire était allée en Chine l'été dernier et qu'il avait ensuite fallu rassembler les experts aussi bien internationaux que chinois et planifier la visite.

"Ce n'était pas le type de mission où on trace un animal dans le marché, ou un patient, où on cherche ce type de preuves", a-t-il expliqué. "Si nous avions fait une enquête de ce type sur le terrain, à la recherche des premiers animaux (porteurs du virus Ndlr), des premiers patients, c'est quelque chose qui aurait pu être fait peut-être en décembre quand l'épidémie a été détectée", a-t-il ajouté.

Il a souligné que le premier réflexe dans ces cas là est de "traiter les patients, comprendre la maladie, de trouver les cas, et pas tenter de comprendre comment c'est arrivé". "Mais peut-être que c'est quelque chose qu'il faudra étudier à l'avenir pour savoir comment mieux répondre à des épidémie de nouvelles maladies", a-t-il reconnu.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Épidémie OMS Coronavirus
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants