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Coronavirus aux États-Unis : le personnel hospitalier menacé d'être licencié s'il parle à la presse

Aux États-Unis, certains hôpitaux ont menacé leur personnel de les licencier s'ils parlaient à la presse sans leur autorisation.

À New York, un hôpital de campagne s'installe dans Central Park pour lutter contre la pandémie de coronavirus, le 29 mars 2020
À New York, un hôpital de campagne s'installe dans Central Park pour lutter contre la pandémie de coronavirus, le 29 mars 2020 Crédit : Kena Betancur / AFP
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Esther Serrajordia Journaliste

Après la Chine et l'Europe, le coronavirus frappe durement les États-Unis, causant près de 3.000 morts et plus de 150.000 cas. Le pays a mis en vigueur des mesures de confinement et de distanciation sociale jusqu'à la fin du mois d'avril. 

Comme partout dans le monde, les hôpitaux font face à un afflux de malades et à un manque de moyens et de places. À New York, où se concentre le plus grand nombre de cas, l'armée a du envoyer un navire hôpital afin de soulager les centres hospitaliers de la ville. Cependant, selon des témoignages recueillis par Bloomberg, de nombreux personnels hospitaliers ont été sommés de ne pas parler à la presse, surtout pas d'un manque de moyens, sous peine d'être licenciés. 

"Les hôpitaux musellent les infirmières et les autres travailleurs de la santé dans le but de préserver leur image. C'est scandaleux", a déclaré à Bloomberg Ruth Schubert, porte-parole d'une association d'infirmières. 

Un coup dur pour les employés

Ainsi, Ming Ling, un médecin urgentiste de l'État de Washington, a déclaré qu'il avait été licencié car il avait accordé une interview au Seattle Times dans laquelle il dénonçait le manque de protection pour les soignants et le manque de tests de dépistages. 

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À la fin de la semaine dernière, dans l'hôpital Langone Health, à New York, la vice-présidente exécutive de la communication a envoyé une note à tout le personnel leur indiquant que parler aux médias sans autorisation serait "passible de mesures disciplinaires, y compris de licenciements". Pour le porte-parole de l'hôpital, c'est un moyen de protéger la confidentialité des patients et du personnel, mais pour les employés, parler aux médias permet d'avertir d'autres hôpitaux dans le pays de la dureté de la situation. 

Si certains cas ont été révélés, tous les hôpitaux américains n'empêchent cependant pas à leur personnel de parler aux médias. L'hôpital Mont Sinaï, à New York, a, par exemple programmé des entretiens télévisés avec médecins, infirmiers et stagiaires pour aider le public à comprendre la crise sanitaire. 

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