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Comment la Chine espionne nos entreprises et administrations sur LinkedIn

Une note des services de renseignements met en garde contre un programme d'espionnage chinois visant la France. Des milliers de cadres de la fonction publique et collaborateurs d'entreprises stratégiques ont été approchés via les réseaux sociaux professionnels.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
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Comment la Chine espionne nos entreprises et administrations Crédit Image : Joe Raedle / Getty Images / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet Journaliste RTL

Le Figaro s'est procuré une note de nos services de renseignements, DGSI et DGSE qui sonne l'alarme sur l'espionnage chinois. Car oui, Pékin infiltre en douce nos entreprises et nos administrations. Dans ce courrier assez inhabituel, il est question d'une opération d'envergure menée ces dernières années via les réseaux sociaux professionnels type Linkedin. 

"Utilisation massive d'avatars numériques comme moyen de ciblage et d'approche de potentielles sources humaines", c'est comme ça qu'on dit dans le contre espionnage. 1.700 employés de l'État ont déjà été approchés, peut-on lire dans le dossier du Figaro.

Le mode opératoire est facilement reconnaissable. Des officiers de renseignement chinois se présentent comme "chasseurs de têtes ou consultants". Ils envoient des "messages standardisés" et proposent des "opportunités de collaboration généreusement rémunérées". "En cas de réponse positive, la cible est évaluée. Et elle est ensuite "invitée gracieusement à l'étranger pour participer à un séminaire, donner des conférences, ou rencontrer un client potentiel". 

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Refuser toute invitation d'une personne inconnue

De retour dans son pays, la cible est ferrée, écrit Le Figaro. Elle "reçoit des instructions, son correspondant chinois lui demande régulièrement la rédaction de notes d'analyse... S'appuyant, ben voyons, sur des informations confidentielles". 

Comme sur un site de petites annonces, il y a des signes qui doivent alerter : les informations fournies par les officiers chinois sont anormalement vagues. Ils réclament souvent un CV actualisé, histoire d'obtenir des cordonnées qui pourront être piratées. Et puis sous prétexte de discrétion, les "cibleurs chinois" utilisent généralement des messageries cryptées.

Une seule conduite à tenir : refuser toute invitation d'une personne inconnue. Nos services sont formels : il s'agit d'une menace inédite sur nos intérêts nationaux. "Il faut sortir d'une période de naïveté coupable, dit cette note. Depuis juin 2017, nous avons changé de paradigme. Nous allons répondre aux agressions, coup pour coup, quelles qu'en soient les conséquences".

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Une note des services de renseignements met en garde contre un programme d'espionnage chinois visant la France. Des milliers de cadres de la fonction publique et collaborateurs d'entreprises stratégiques ont été approchés via les réseaux sociaux professionnels.
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2018-10-23 10:21:00
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