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Colis suspects aux États-Unis : des cibles régulières de Donald Trump visées

Donald Trump a appelé au rassemblement après la découverte de sept colis suspects aux États-Unis tout en pointant du doigt la responsabilité des médias et de ses opposants.

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Colis suspects aux États-Unis : les services anti-terroriste mènent l'enquête Crédit Image : TIMOTHY A. CLARY / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Philippe Corbé
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et Eléanor Douet

Sept paquets contenant des engins explosifs ont été adressés à des personnalités démocrates, au milliardaire George Soros et à la chaîne CNN à New York. Les services anti terroristes du FBI mènent l’enquête. En effet, les autorités américaines traitent cette enquête comme une affaire de terrorisme intérieur.

Sept enveloppes, contenant chacune une substance en poudre et un engin explosif. Les laboratoires du FBI à Quantico en Virginie sont en train de travailler, chaque bombe artisanale porte la marque de son auteur.

Il y a aussi les caméras de surveillance, car certains de ces paquets ont été déposés. Sur plusieurs engins est collée une photo d’un visage qui n’a pas encore été identifié, plus un autocollant avec un graphisme qui parodie le drapeau noir de Daesh. La calligraphie en arabe est remplacée par des silhouettes de femmes nues. Ce graphisme a beaucoup circulé ces dernières années sur des forums et sites de la droite radicale.

Politique, médias et grand magnat

Des personnalités politiques démocrates étaient visées, mais pas seulement. Le point commun des destinataires : ils sont des cibles régulières du président, qui, ces dernières semaines surnomme les démocrates le "parti du crime", une "mafia".

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Il continue d’appeler Hillary Clinton "la crapule", et ses partisans réunis pour son meeting il y a quelques heures ont encore hurlé "Lock her up" (enfermez-là), comme en 2016. Barack Obama ? Trump est entré en politique en 2011 en sous-entendant qu’il avait été élu illégalement car il ne serait pas né aux États-Unis.

Autres destinataires de colis piégé ? Éric Holder, ancien ministre de la Justice d’Obama, possible candidat contre Trump en 2020 mais aussi l’élue démocrate au Congrès, Maxine Waters, la plus virulente contre lui, qui ne l’épargne pas, et qu’il a surnommé "la folle".

John Brennan, l’ancien directeur de la CIA sous Obama, qui lui aussi est très sévère sur cette présidence. Le colis de Brennan, étrangement, a été déposé à la chaîne CNN, systématiquement qualifiée de média fake news par Trump. Il ajoute parfois "les médias fake news sont les ennemis du peuple". Il avait tweeté l’an passé une vidéo montage de catch où il tabassait sa victime dont le visage était remplacé par le logo CNN.

Et puis le milliardaire Georges Soros, attaqué depuis longtemps par l’extrême-droite et les antisémites, mais également ces dernières semaines dans plusieurs meetings de Trump, où des sympathisants voient la main de Soros derrière des opérations complotistes de toutes sortes.

La réaction de Trump

Trump, qui était en meeting dans le Wisconsin a heureusement prononcé des paroles de rassemblement et d’unité, comme on peut en attendre d’un président lors d’une telle situation.

Mais il n’a pas pu s’empêcher d’ajouter que ce climat est lié au ton de ses opposants et de la presse, à l’entendre, ils sont trop durs avec lui. Sans que lui-même, à aucun moment, ne reconnaisse sa propre responsabilité dans ce climat dangereux. 

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