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Chute du gouvernement de Nouvelle-Calédonie

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est tombé ce mardi.

Un paysage du nord de la Nouvelle-Calédonie (archives).
Un paysage du nord de la Nouvelle-Calédonie (archives).
Crédit : AFP / MARC LE CHELARD
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est tombé ce mardi, après la démission en bloc de ses trois membres issus de Calédonie Ensemble, sur fond de divisions entre les formations de droite sur la création de nouveaux impôts, ont annoncé les responsables de ce parti de centre droit.

"Nous venons de démissionner du gouvernement. Nous ne pouvons accepter le revirement totalement injustifiable et inacceptable du Front pour l'Unité (FPU, proche UMP), a déclaré à la presse Philippe Michel, l'un des chefs de file de Calédonie Ensemble.

Démission en bloc

Cette démission en bloc, qui entraine une chute du gouvernement collégial de cet archipel très autonome, intervient après l'examen ce mardi d'un train de mesures fiscales destinées à sauver les régimes sociaux et à sauvegarder l'équilibre budgétaire des collectivités.

Trois impôts nouveaux ont été créés. Ces textes ont cependant été adoptés sans l'appui des huit élus du groupe Front pour l'Unité (FPU), membre d'un "Contrat de gouvernance solidaire (CGS)" signé au lendemain des élections de mai 2014 entre les trois formations de la droite non-indépendantistes pour garantir la stabilité des institutions. "Sous l'autorité de Pierre Frogier (sénateur UMP), le FPU a décidé de fossoyer le CGS. Il pratique une politique de la terre brûlée et renie ses engagements", a également déclaré Michel.

Un "agenda fiscal partagé"

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Lors d'une conférence économique, sociale et fiscale, tenue en août, un "agenda fiscal partagé" avait été défini et avait reçu le soutien de la majorité des organisations syndicales et patronales, compte tenu de l'urgence de la situation budgétaire.

Calédonie Ensemble reproche en outre au FPU de "refuser tout débat" sur la sortie de l'accord de Nouméa, qui prévoit au plus tard en 2018, la tenue d'un référendum d'autodétermination dans ce territoire en cours de décolonisation.

"Matraquage fiscal"

Les élus du FPU, qui ont dénoncé ce lundi un "matraquage fiscal" et une rupture des équilibres des textes fiscaux lors de leur élaboration, doivent s'exprimer ce mardi après-midi devant la presse. Cette formation est en proie à des tensions internes. Présidente du gouvernement, Cynthia Ligeard, issue du FPU, avait appelé ce lundi au Congrès les élus à faire preuve "de responsabilité (...) au-delà des postures", mais elle n'a pas été entendue par son groupe.

Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie, mis en place le 5 juin 2014, comptait 11 membres : six non-indépendantistes et 5 indépendantistes. Un nouvel exécutif sera élu dans les quinze jours par les 54 membres du Congrès, selon un scrutin de liste proportionnel. Cette élection devrait avoir lieu le 31 décembre.

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